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Accroître la transparence et la responsabilisation: Le Bureau indépendant d’évaluation

Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
August 2006
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Créé en juillet 2001 par le Conseil d’administration du FMI, le Bureau indépendant d’évaluation (BIE) a pour mission d’évaluer de manière autonome, objective et fondamentale la performance de l’institution. Depuis lors, le BIE a publié plusieurs rapports détaillés jaugeant le fonctionnement du FMI et suggérant des modifications que l’on pourrait apporter à ses politiques et ses pratiques. Le BIE est indépendant de la direction et des services du FMI et il est autonome par rapport au Conseil d’administration. Dirigé par Thomas A. Bernes, il comprend 12 autres fonctionnaires, pour la plupart recrutés à l’extérieur du FMI, ainsi que des consultants.

Le site du BIE (www.imf.org/ieo) contient des informations précises sur son mandat, ses travaux effectués jusqu’ici, l’état d’avancement de ses projets en cours, ses rapports d’évaluation, ses séminaires et ses activités de sensibilisation. En outre, il donne aux parties prenantes intéressées (autorités nationales, universitaires, organisations non gouvernementales et autres membres de la société civile) la possibilité de dialoguer avec le BIE en vue de définir son programme de travail, de choisir les thèmes de ses études et de recueillir des contributions sur le fond de ces études.

Le BIE établit son propre programme de travail au terme de discussions internes et de larges consultations externes. Tous les projets de rapports d’évaluation sont affichés sur son site afin de solliciter les commentaires du public sur les études achevées et en cours.

En formulant son programme de travail futur, le BIE a dressé une longue liste de thèmes éventuels d’évaluations à moyen terme, reflétant ainsi les nombreuses suggestions des parties prenantes extérieures, mais aussi des administrateurs, de la direction et des services du FMI.

Évaluations achevées

  • L’utilisation prolongée des ressources du FMI
  • Le rôle du FMI dans les récentes crises du compte de capital en Corée, en Indonésie et au Brésil
  • Le rééquilibrage budgétaire dans les programmes appuyés par le FMI
  • Le rôle du FMI en Argentine de 1991 à 2001
  • L’efficacité du processus d’élaboration et de mise en œuvre des documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté et de la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance
  • L’assistance technique du FMI
  • L’approche du FMI en matière de libéralisation du compte de capital
  • Le programme d’évaluation du secteur financier
  • L’assistance du FMI à la Jordanie
  • La surveillance multilatérale exercée par le FMI

Évaluations en cours

  • La conditionnalité structurelle du FMI
  • Le rôle du FMI dans la détermination de l’enveloppe des ressources extérieures dans les pays d’Afrique subsaharienne
  • Les conseils du FMI en matière de politique des changes

En 2006, le BIE a été lui-même évalué par un groupe d’experts externes. Au vu du rapport qui en a résulté, le Conseil d’administration a reconnu que le BIE s’est bien acquitté de sa mission et a bénéficié du solide appui de diverses parties prenantes. Les évaluateurs ont aussi identifié plusieurs domaines où le BIE doit être renforcé et qui font maintenant l’objet d’un suivi. Le Conseil a également reconnu que le FMI a encore besoin d’un bureau indépendant d’évaluation pour renforcer la culture d’apprentissage de l’institution et faciliter la surveillance et la gouvernance exercées par le Conseil.

Le renforcement de la surveillance: leçons des récentes évaluations du BIE

Le BIE a achevé récemment deux évaluations concernant la surveillance, activité primordiale du FMI. Ces évaluations visaient en particulier le Programme d’évaluation du secteur financier (PESF) et la surveillance multilatérale. Les rapports subséquents relèvent plusieurs éléments positifs, notamment la bonne qualité de l’analyse contenue dans les rapports de surveillance multilatérale et la nette amélioration de la capacité du FMI à effectuer la surveillance du secteur financier à la suite du PESF. En même temps, le BIE a identifié plusieurs domaines importants où la surveillance doit être améliorée.

En ce qui concerne le PESF, les principaux défis consistent à

  • assurer dorénavant la couverture de tous les pays ayant une importance systémique;
  • régler les problèmes transfrontaliers (qui ont été pour l’essentiel négligés jusqu’ici);
  • prendre des mesures pour améliorer l’intégration avec l’ensemble de la surveillance bilatérale. Cette intégration a été problématique.

S’agissant de la surveillance multilatérale, l’évaluation conclut que le FMI ne réalise pas tout le potentiel de ses activités. Elle recommande donc les mesures suivantes:

  • mieux intégrer les dimensions financière et macroéconomique, ainsi que l’analyse bilatérale et multilatérale et les prescriptions de politique économique;
  • recentrer les produits du FMI sur la clientèle en les rationalisant et en les ciblant mieux, en formulant des messages plus brefs et plus clairs, et en renforçant la stratégie de communication;
  • accroître l’impact du Conseil d’administration et du CMFI dans la surveillance multilatérale, et mener une action préventive auprès de petits groupes de pays dont le FMI est partie prenante.

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