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Transmission d’un savoir-faire: Assistance technique et formation

Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
August 2006
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Le FMI fournit des conseils et de la formation afin d’appuyer la conception et l’application des politiques macroéconomiques et financières dans les pays membres et de renforcer les capacités institutionnelles de leurs gouvernements. Pour élaborer et mettre en œuvre de bonnes politiques macroéconomiques, les pays membres doivent disposer du savoir-faire nécessaire et d’institutions publiques efficaces. Bien des pays en développement, en particulier, ont besoin d’aide pour renforcer leurs capacités de gestion économique et de conseils sur les mesures, les réformes et les dispositions institutionnelles qu’il convient de mettre en place et qui ont fait leurs preuves ailleurs. Le FMI accorde la priorité à l’octroi d’une assistance quand celle-ci renforce ses autres activités essentielles que sont la surveillance et les prêts.

Le FMI apporte son assistance technique dans les domaines relevant de sa compétence (voir graphique) en envoyant dans les pays membres des missions de fonctionnaires du siège, en y affectant des experts en mission de courte durée ou des conseillers résidents, en ouvrant des centres régionaux d’assistance technique, et en assurant la formation des cadres sur place dans ses instituts régionaux de formation ou à son siège de Washington. Sa compétence s’étend aux domaines suivants: élaboration et mise en œuvre de la politique macroéconomique; politique monétaire; activités des banques centrales; systèmes financiers; marché et politique de change; finances publiques et gestion budgétaire; statistiques macroéconomiques, extérieures, budgétaires et financières. Tous les membres du FMI ont droit d’office à cette assistance, qui est dispensée gratuitement, sauf si le pays a les moyens de rembourser. Près du tiers de l’assistance technique totale du FMI est financée de l’extérieur.

Pendant la première moitié des années 90, à mesure que le FMI accueillait de nouveaux pays membres passant d’un système de planification centrale à l’économie de marché, les activités d’assistance technique ont connu une expansion rapide. Plus récemment, les efforts déployés par le FMI pour renforcer le système financier international, réduire les risques de crise et améliorer les mécanismes de gestion et de résolution des crises ont suscité une nouvelle demande d’assistance technique de la part de pays désireux d’adopter les normes et codes universellement acceptés en matière de politique financière, de gestion des finances publiques et de statistiques. Cette assistance repose pour l’essentiel sur les recommandations des Programmes d’évaluation du secteur financier et des rapports sur l’observation des normes et codes. Les travaux récents du FMI sur les places financières offshore et la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ont aussi accru les besoins d’assistance technique.

En outre, le FMI a consenti de gros efforts, en coordination avec d’autres organismes multilatéraux et bilatéraux, pour dispenser rapidement des conseils de politique économique et une aide opérationnelle aux pays sortant d’un conflit armé. Par ailleurs, les pays à faible revenu ne cessent de solliciter une assistance technique pour analyser la viabilité de leur dette et gérer les programmes de désendettement, ainsi que pour élaborer et exécuter des programmes visant à stimuler la croissance et la réduction de la pauvreté. Le FMI organise de plus en plus son assistance technique et sa formation au niveau régional. De concert avec d’autres bailleurs de fonds, il exploite cinq centres régionaux d’assistance technique, dont deux en Afrique (où un troisième est prévu) et un respectivement aux Caraïbes, au Moyen-Orient et dans le Pacifique.

Le partage des compétences techniques

Plusieurs départements du FMI fournissent de l’assistance dans plusieurs domaines spécialisés de l’économie.

Citation: 35, 0; 10.5089/9781451926248.023.A010

(Exercice 2006)

Note: En pourcentage des ressources totales, en années-personnes effectives.

Source: FMI, Bureau de gestion de l’assistance technique.

En examinant un rapport récent du Bureau indépendant d’évaluation sur le programme d’assistance technique du FMI, le Conseil d’administration a souligné le rôle de plus en plus important que joue cette assistance dans la satisfaction des divers besoins des pays membres, surtout en ce qui concerne la conception et l’exécution des politiques économiques et le renforcement des capacités. Le Conseil a constaté que les principaux facteurs d’efficacité de l’assistance technique sont la capacité de réagir rapidement, l’adaptation des conseils à la situation particulière des pays et la production d’analyses de haute qualité. Conformément aux recommandations du rapport, le FMI s’efforce de mieux définir les priorités de l’assistance technique, de faire participer activement les autorités à la conception et au suivi des programmes et de mieux suivre les résultats.

Formation

Le FMI attache une grande importance au développement du savoir-faire dans les pays membres par la formation, assurée pour l’essentiel par l’Institut du FMI. L’Institut forme les cadres des pays membres en donnant des cours et des séminaires dans les grands domaines suivants: gestion macroéconomique, politique financière, finances publiques et secteur extérieur. La formation est dispensée par des cadres de l’Institut ou des autres départements du FMI, assistés, à l’occasion, par des universitaires et des experts externes. La préférence est accordée aux candidatures des cadres des pays en développement ou en transition.

Réforme des systèmes de paiement régionaux en Afrique

Dans le cadre de leur stratégie de réforme du système financier, le Botswana, le Ghana, la Namibie, la Sierra Leone et le Swaziland sont en train de moderniser leurs systèmes de paiement et de règlement. Avec le financement du gouvernement japonais, le Département des systèmes monétaires et financiers du FMI a détaché un conseiller en systèmes de paiement régionaux au Botswana pour aider ces pays dans le processus de modernisation. Le conseiller du FMI travaille avec les autorités nationales pour:

  • élaborer une législation à l’appui des nouveaux systèmes de paiement;

  • établir des chambres de compensation électroniques, des transferts de fonds électroniques et des systèmes à règlement brut en temps réel, ainsi que d’autres mécanismes et systèmes électroniques de transferts de fonds;

  • formuler des normes, des règles, des règlements et des procédures régissant les divers services des systèmes de paiement.

Un aspect essentiel du projet est la priorité donnée à la convergence avec les initiatives connexes du secteur financier dans la Communauté du développement de l’Afrique australe (SADC) et dans la Zone monétaire ouest-africaine. L’objectif global est d’intégrer les systèmes de paiement nationaux afin de créer un solide réseau régional. Des progrès tangibles ont été réalisés vers l’atteinte de cet objectif. Par exemple, le Botswana et le Swaziland ont établi de nouveaux systèmes à règlement brut en temps réel à la suite de ce projet.

Outre la formation assurée à son siège de Washington, le FMI offre des cours et des séminaires à travers des instituts et des programmes régionaux. Il existe actuellement quatre centres régionaux de formation: le Centre régional multilatéral pour l’Amérique latine au Brésil, l’Institut multilatéral d’Afrique en Tunisie, l’Institut régional de Singapour et l’Institut multilatéral de Vienne en Autriche. Le FMI a aussi mis en place des programmes de formation en collaboration avec la Chine et le Fonds monétaire arabe.

Pendant l’exercice 2006, l’Institut du FMI a dispensé 143 cours à quelque 4.600 participants, avec l’assistance des autres départements de l’institution. La plupart de ces cours ont eu lieu dans les instituts régionaux. La formation assurée au siège, y compris les cours de longue durée, est demeurée importante, avec près du tiers des semaines–participants. Les autres activités de formation ont eu lieu à l’étranger, en dehors du réseau régional du FMI, principalement dans le cadre d’une collaboration entre l’Institut et les programmes de formation nationaux ou régionaux, mais aussi à travers l’enseignement à distance.

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