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Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
May 2006
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Comment absorber une aide en expansion

Le doublement escompté de l’aide à l’Afrique d’ici à 2010 posera de nombreux défis macroéconomiques. Comment les bénéficiaires et leurs partenaires peuvent-ils relever ces défis au niveau opérationnel? Tel a été l’objet d’un atelier organisé par le FMI et l’agence britannique de développement international (DfID) à Washington les 19 et 20 avril. Des ministres des finances, gouverneurs de banques centrales et autres dirigeants africains, ainsi que des donateurs, universitaires et représentants d’institutions multilatérales de développement ont planché sur sept problèmes auxquels les bénéficiaires d’une forte augmentation de l’aide seront confrontés.

Faire face à l’appréciation des taux de change. Les bénéficiaires peuvent connaître une forte appréciation du taux de change réel réduisant la compétitivité des exportations (le «mal hollandais»). Afin de compenser cette perte de compétitivité, ils peuvent recourir à l’aide pour améliorer la productivité. Il existe peu d’indications que l’afflux d’aide réduit la compétitivité des exportations africaines, mais les décideurs ont été sensibilisés à ce phénomène. Parfois, il convient d’utiliser une partie de l’aide pour accroître les réserves.

Coordonner la politique budgétaire et monétaire. La gestion du surcroît d’aide requiert une coordination effective des différents organes de l’État, surtout les banques centrales et les ministères des finances. Il est souvent difficile pour les autorités d’établir le juste équilibre entre l’appréciation du taux de change et la hausse des taux d’intérêt.

Accroître la réaction de l’offre. Il importe d’accroître la réaction de l’offre aux apports d’aide. Une réaction forte—se traduisant par des gains de productivité et d’emplois—peut atténuer le mal hollandais. Les pays devront créer un climat propice aux affaires pour attirer des investissements étrangers et nationaux et éliminer les contraintes de l’offre (sous-développement des infrastructures et de l’agriculture). Il faudrait donc répartir équitablement l’aide entre les secteurs sociaux et les secteurs productifs. La libéralisation du commerce stimulerait la concurrence intérieure et réduirait les tensions du taux de change dues au surcroît d’aide.

Renforcer les institutions et la gouvernance. Les institutions et la gouvernance doivent être renforcées pour bien gérer le surcroît d’assistance et promouvoir l’investissement privé. Des institutions budgétaires solides et une gestion rigoureuse des finances publiques faciliteraient l’absorption de l’aide. Pour utiliser à bon escient les flux d’aide, les pays doivent renforcer la capacité de l’État à les gérer et la capacité du secteur privé à fonctionner dans un milieu ouvert et compétitif.

Élaborer une stratégie de sortie. Les bénéficiaires doivent réduire à terme leur dépendance envers l’aide. Par conséquent, les pays doivent accroître leurs recettes avant le tarissement de l’aide—élargir l’assiette fiscale et éliminer les exonérations au lieu d’accroître l’impôt.

Réduire l’instabilité de l’aide. La volatilité de l’aide complique la gestion budgétaire—thème récurrent pendant l’atelier. La nécessité d’y remédier sera plus impérieuse avec le surcroît d’aide aux pays africains, et l’aide sera plus prévisible si les donateurs s’engagent à long terme.

Formuler des questions et des politiques cruciales. Enfin, les scénarios d’accroissement de l’aide permettront aux pays et aux donateurs de poser des questions essentielles et aideront les autorités à adopter des mesures judicieuses pour absorber le surcroît d’aide. Les participants ont reconnu que les défis macroéconomiques concernat la gestion de cette assistance supplémentaire sont énormes, mais il est certainement possible de les relever.

Sanjeev Gupta, Catherine Pattillo et Yongzheng Yang

FMI, Département Afrique

Laura Wallace

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Traduction

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