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Libye: un vaste programme de réformes est nécessaire

Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
July 2006
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Après la levée, en 2003–04, des sanctions internationales, imposées pendant plus de dix ans, la Libye a décidé d’opérer des réformes structurelles et d’accélérer sa transition à une économie de marché. Si les autorités ont accompli récemment des progrès dans la libéralisation de l’économie, celle-ci reste contrôlée dans une large mesure par l’État et non diversifiée. Trois quarts de l’emploi restent dans le secteur public, l’investissement privé est infime (2 % du PIB) et le secteur pétrolier est dominant.

Les résultats macroéconomiques en 2005 étaient relativement bons, selon le bilan économique annuel du FMI: croissance voisine de 3½ %, inflation faible, excédents budgétaire et courant élevés, et réserves de change en hausse. À la différence des années précédentes, l’économie non pétrolière a été le principal moteur de la croissance, principalement en raison d’une hausse des dépenses publiques. L’activité a progressé de 7 % dans le commerce, les hôtels et les transports, et de 5 % dans la construction et les services.

Libye2002200320042005
(variation annuelle en %, sauf indication contraire)
PIB réel3,39,14,63,5
PIB réel hors hydrocarbures4,72,24,14,6
Prix à la consommation–9,9–2,1–2,22,5
Solde budgétaire global (% du PIB)5,214,217,532,6
Réserves de change brutes (milliards de dollars)15,019,525,639,3
Sources: autorités libyennes; estimations des services du FMI.

En 2005, les autorités ont continué de réformer et d’ouvrir l’économie. Elles ont simplifié le tarif douanier, libéralisé partiellement les taux d’intérêt et adopté des lois pour renforcer l’indépendance de la banque centrale, autoriser les banques étrangères à opérer en Libye et lutter contre le blanchiment d’argent. Elles ont aussi élargi le programme de privatisations, ouvert à l’investissement étranger des activités en aval dans les secteurs du pétrole, de la santé, des transports et des assurances, et engagé la privatisation d’une grande banque publique.

Le Conseil d’administration du FMI a salué ces bons résultats. Tout en louant les récentes réformes structurelles, il a recommandé d’accélérer la transition à l’économie de marché. Notant l’absence d’un programme global à moyen terme, il a engagé les autorités à tirer parti de la situation financière favorable pour poursuivre les réformes, en s’inspirant de la stratégie à moyen terme préparée par les services du FMI à leur demande. Le succès des réformes dépendra d’un établissement minutieux des priorités, d’un bon enchaînement et d’une coordination efficace des institutions publiques, et la diversification de l’économie exigera un effort soutenu, notamment une amélioration de la stratégie de privatisation et du climat d’investissement.

Pour plus de renseignements, voir les notes d’information au public nos 06/50 (Nouvelle-Zélande) et 06/38 (Libye) sur le site Internet du FMI (www.imf.org).

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