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Panorama: Nouvelle-Zélande: une politique solide de bon augure

Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
July 2006
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Après une vigoureuse expansion ces dernières années, un ralentissement conjoncturel de l’économie néo-zélandaise a débuté en 2005 et le taux de croissance est tombé à 2¼%, selon le bilan annuel du FMI. Le taux de change ayant atteint en décembre son plus haut niveau depuis qu’il flotte, le ralentissement a concerné essentiellement le secteur des biens échangeables et le déficit des transactions courantes a atteint le double de sa moyenne sur les vingt dernières années. Par ailleurs, un rebond inattendu du marché du logement a soutenu la demande intérieure, ce qui, avec la hausse des prix du pétrole, a poussé l’inflation légèrement au-dessus de la fourchette-objectif à moyen terme (1–3%).

Plus récemment, la croissance de la demande intérieure a ralenti et la monnaie s’est dépréciée. La croissance sera probablement faible en 2006, mais devrait se raffermir en 2007, sous l’impulsion des exportations. Ce ralentissement atténuera les pressions sur les ressources et l’inflation devrait donc fléchir, ce qui devrait permettre à terme d’assouplir la politique monétaire.

Le Conseil d’administration du FMI a félicité les autorités d’avoir continué de mener une politique macroéconomique solide pendant une phase difficile du cycle conjoncturel et considère que la politique actuelle facilitera un atterrissage en douceur de l’économie. Les administrateurs ont loué la politique budgétaire avisée du gouvernement, qui a permis à l’excédent d’augmenter substantiellement pendant les années de forte croissance. Ils sont d’avis aussi que la politique monétaire est en bonne position pour faire face aux effets exceptionnels de la récente dépréciation de la monnaie et du renchérissement du pétrole sur l’inflation globale. Par ailleurs, comme il subsiste des tensions sur le marché du travail, les administrateurs ont noté qu’il n’existait guère de marge pour abaisser les taux d’intérêt à court terme, mais que la politique monétaire pourrait être assouplie si l’économie ralentissait plus brutalement.

Nouvelle-Zélande2002200320042005Proj.

2006
(variation en pourcentage)
PIB (base production)4,83,44,42,20,9
Indice des prix à la consommation global (fin de période)2,71,62,73,22,9
(en pourcentage du PIB)
OBERAC12,24,34,65,63,4
Solde extérieur des transactions courantes–4,0–4,3–6,6–8,8–8,9
Taux de change effectif nominal2112,3126,0132,3135,9

Solde d’exploitation, hors réévaluations et modifications comptables — indicateur de trésorerie en Nouvelle-Zélande.

FMI, indice du système des avis d’information (1990 = 100).

Sources: autorités de Nouvelle-Zélande; estimations et projections des services du FMI.

Solde d’exploitation, hors réévaluations et modifications comptables — indicateur de trésorerie en Nouvelle-Zélande.

FMI, indice du système des avis d’information (1990 = 100).

Sources: autorités de Nouvelle-Zélande; estimations et projections des services du FMI.

Les administrateurs ont salué les mesures prises récemment pour améliorer la réglementation du secteur financier et ont appuyé les efforts déployés par les autorités pour renforcer le suivi de la capacité de remboursement des ménages, étant donné la hausse notable de leur endettement ces dernières années. Ils ont soutenu aussi la décision du gouvernement d’établir une nouvelle réglementation pour les institutions financières non bancaires.

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