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Namibie: tabler sur la stabilité pour combattre la pauvreté et le VIH/sida

Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
July 2006
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D’après l’évaluation annuelle de l’économie namibienne par le FMI, la croissance a été forte et l’inflation en baisse, le compte des transactions courantes a dégagé un gros excédent et l’endettement extérieur a été faible ces deux dernières années. Cependant, la croissance a ralenti en 2005 sous l’effet d’un recul de la production de diamant, l’appréciation de la monnaie a nui aux secteurs de la pêche et de l’agriculture commerciale et le renchérissement du pétrole a porté atteinte au secteur des transports. L’inflation s’est repliée en 2004–05 et la croissance devrait se renforcer en 2006 par suite d’une remontée de la production de diamant.

L’excédent courant actuel a atteint son plus haut point en 2004, année où l’essor des exportations de diamant et le dynamisme des recettes de l’Union douanière d’Afrique australe (SACU) ont compensé la forte croissance des importations, notamment de pétrole. Pour ce qui est des comptes de capital et d’opérations financières, les sorties de capitaux sont restées élevées car les institutions financières ont beaucoup investi sur les marchés financiers sud-africains.

Est.Proj.
Namibie20022003200420052006
(variation en pourcentage)
PIB réel6,73,55,93,54,5
Prix à la consommation (fin de période)12,52,64,34,05,0
(en pourcentage du PIB)
Déficit budgétaire global1−3,3−7,5−4,1−3,7−3,4
Dette publique123,929,533,635,135,5
Solde des transactions courantes5,45,110,25,76,6

Les chiffres se rapportent à l’exercice qui commence le 1er avril.

Sources: autorités namibiennes et estimations des services du FMI.

Les chiffres se rapportent à l’exercice qui commence le 1er avril.

Sources: autorités namibiennes et estimations des services du FMI.

Le déficit budgétaire pour 2004/05 (avril–mars) a été supérieur aux prévisions mais plus faible que 12 mois auparavant, en partie du fait des recettes exceptionnelles de la SACU et de l’augmentation des recettes fiscales. Mais les recouvrements de TVA ont été inférieurs aux prévisions par suite de problèmes administratifs.

Le Conseil d’administration a félicité les autorités pour leur politique macroéconomique prudente. Les perspectives à moyen terme sont encourageantes, si les autorités veillent à la stabilité macroéconomique et procèdent à des réformes structurelles pour lutter contre la pauvreté, le chômage et le VIH/sida.

Les administrateurs ont noté avec satisfaction le recul du déficit budgétaire et la détermination de la Namibie à poursuivre le rééquilibrage budgétaire. Ils ont réaffirmé l’importance de budgets réalistes, d’efforts visant à accroître les recettes et à redéfinir les priorités de dépenses, et de mesures destinées à maîtriser la masse salariale dans la fonction publique, à renforcer l’administration fiscale et à assurer la restructuration ou la cession des entreprises publiques. Ils ont encouragé les autorités à envisager de nouvelles stratégies de réduction de la pauvreté, notamment des dons monétaires bien ciblés, le cas échéant.

Ils ont observé que le rattachement du dollar namibien au rand sud-africain avait servi d’ancrage à la politique macroéconomique et contribué à réduire l’inflation, mais ils ont réaffirmé l’importance d’un niveau suffisant de réserves internationales.

Le Conseil a salué la conclusion d’une revue du Programme d’évaluation du secteur financier en Namibie. Il a souligné la nécessité d’améliorer la qualité de l’éducation, la flexibilité des marchés du travail, de libéraliser les échanges et d’assainir le climat des affaires.

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