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Philippines: poursuivre les réformes et améliorer le climat d’investissement

Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
July 2006
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Le PIB des Philippines a augmenté de 5,0 % en 2005, grâce au dynamisme de services tels que la sous-traitance, les télécommunications et le tourisme. En dépit de la hausse des prix du pétrole et de la concurrence régionale intense, la balance des paiements est restée solide, mais, principalement à cause du renchérissement du pétrole, l’inflation moyenne pour l’année a été largement supérieure à la fourchette-objectif de la banque centrale (5–6 %).

Depuis son entrée en fonction au milieu de 2004, le gouvernement a relevé les tarifs de l’électricité pour réduire les pertes de la compagnie d’électricité et a mené à bien la réforme de la TVA. L’agitation politique du milieu de 2005 a perturbé les réformes économiques, mais les autorités ont poursuivi le rééquilibrage budgétaire et l’incertitude s’est estompée. En 2005, les résultats budgétaires ont dépassé les objectifs et le déficit de l’administration nationale a diminué nettement par rapport à 2004, grâce, en proportions égales, au dynamisme des recettes et à la moins-value des dépenses.

Proj.
Philippines20022003200420052006
(variation en pourcentage)
PIB réel4,44,96,25,05,0
Prix à la consommation (moyenne)3,03,56,07,77,4
(en pourcentage du PIB)
Solde de l’administration nationale1−5,6−4,9−4,2−3,0−2,5
Solde du secteur public non financier2−5,7−5,6−5,0−2,2−2,3
Solde des transactions courantes−0,50,41,92,42,1

Définition du FMI. Exclut les recettes de privatisation de l’administration nationale et inclutles opérations du Conseil des liquidateurs de la Banque centrale.

Y compris le Conseil des liquidateurs de la Banque centrale; 14 entreprises publiques surveillées; les institutions de la sécurité sociale et les collectivités locales.

Source: autorités philippines; estimations et projections des services du FMI.

Définition du FMI. Exclut les recettes de privatisation de l’administration nationale et inclutles opérations du Conseil des liquidateurs de la Banque centrale.

Y compris le Conseil des liquidateurs de la Banque centrale; 14 entreprises publiques surveillées; les institutions de la sécurité sociale et les collectivités locales.

Source: autorités philippines; estimations et projections des services du FMI.

Freinée par l’atonie du secteur électronique, la croissance des exportations a été de 3¾ % en 2005; les importations liées au pétrole ont été compensées par la hausse des envois de fonds. Les entrées de capitaux sous forme de participations ont été considérables et les réserves de change (corrigées des actifs nantis) ont atteint 18,0 milliards de dollars fin 2005. Si les réformes économiques s’arrêtaient, l’investissement resterait probablement faible et maintiendrait la croissance du PIB en deçà de 5 % en 2006. La forte dépendance envers les emprunts commerciaux extérieurs présente aussi un risque, comme en témoignent les récentes perturbations dans les pays émergents.

Le Conseil d’administration du FMI a félicité les autorités d’avoir relancé les réformes, mais il a souligné l’importance de continuer à améliorer le climat d’investissement pour stimuler la croissance et réduire sensiblement la pauvreté. Les administrateurs se sont inquiétés de la baisse des exportations et ont souligné que la stabilité macroéconomique, la hausse des investissements dans les infrastructures, le renforcement du système financier et l’amélioration de la gouvernance seraient essentiels pour accroître l’investissement et la compétitivité.

Pour plus de renseignements, voir les notes d’information nos 06/19 (Swaziland) et 06/25 (Philippines) sur le site Internet du FMI (www.imf.org).

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