Chapter

1. Introduction

Author(s):
International Monetary Fund. Statistics Dept.
Published Date:
April 2000
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1. Le Manuel de statistiques monétaires et financières (dénommé ci-après le Manuel) a pour but de guider les pays dans la présentation de leurs statistiques monétaires et financières. Outre qu’elles sont utiles à l’élaboration et au suivi de la politique monétaire, les statistiques traitées dans le présent ouvrage servent de base à l’établissement d’un cadre statistique permettant d’évaluer la stabilité du secteur financier.

2. Le Manuel offre tout d’abord une panoplie d’outils servant à identifier, classer et comptabiliser les stocks et flux d’actifs et de passifs financiers. Il décrit ensuite les cadres types de présentation des données à des fins analytiques et définit, à l’intérieur de ces cadres, un ensemble d’agrégats utiles à l’analyse. Le Fonds monétaire international (FMI) a conçu le Manuel spécialement à l’intention des statisticiens, chevronnés ou novices, qui sont chargés d’élaborer ou de mettre à jour les statistiques monétaires et financières nationales. L’ouvrage peut être utile également à ceux qui établissent, ou utilisent, d’autres statistiques macroéconomiques en les aidant à comprendre les relations unissant les diverses catégories de macrostatistiques.

3. Le Manuel fournit des directives sur le cadre conceptuel à adopter pour la présentation des statistiques monétaires et financières. Pour la plupart, voire la totalité des pays, l’application de ce cadre exigera une approche à long terme et modulable, et chaque pays fixera ses priorités en la matière. Parce qu’il est centré sur l’aspect conceptuel, le Manuel n’est pas un guide pour l’établissement des statistiques et ne décrit donc pas comment celles-ci doivent être élaborées—c’est-à-dire les sources de données servant à les établir ou les méthodes à appliquer à cet effet—ni ne fournit des conseils pratiques sur des questions telles que la fréquence de publication des statistiques. Le FMI formulera des recommandations précises de ce type, en s’inspirant des principes du Manuel, dans le cadre de ses travaux d’assistance technique et de formation avec ses pays membres et pourrait les regrouper ultérieurement sous la forme d’une publication complémentaire. Le Manuel ne montre pas comment utiliser les statistiques. Les pays font des statistiques monétaires et financières des usages très différents dans des circonstances diverses, et les études de cas sont elles aussi laissées aux manuels de cours et autres publications.

4. Le Manuel est le premier ouvrage de ce type dans le domaine des statistiques monétaires et financières. La publication qui l’a précédé, le Guide des statistiques monétaires et bancaires publié dans Statistiques financières internationales (FMI, décembre 1984), n’avait pas pour objet de fournir des directives en vue de l’établissement et de la présentation des statistiques, mais d’expliquer aux utilisateurs de Statistiques financières internationales (SFI) la méthodologie qui a servi à établir les données monétaires et bancaires incluses dans la publication. Ce nouvel ouvrage se range aux côtés des autres manuels du FMI—le Manuel de la balance des paiements et le Manuel de statistiques de finances publiques (à paraître). Il est centré sur les stocks et flux du secteur des sociétés financières, tout comme le Manuel de la balance des paiements l’est sur les stocks et flux à l’égard du reste du monde, et le Manuel de statistiques de finances publiques, sur les stocks et flux du secteur des administrations publiques.

5. À l’instar de ces autres manuels, le présent Manuel énonce des principes qui concordent avec ceux du Système de comptabilité nationale 1993 (SCN 1993). Préparé conjointement par le FMI, la Commission des Communautés européennes, l’Organisation de coopération et de développement économiques, les Nations Unies et la Banque mondiale, le SCN 1993 fournit une batterie complète d’outils servant à identifier, classer et comptabiliser les stocks et flux relatifs à la production ainsi qu’à la distribution, la redistribution et l’utilisation du revenu. La cohérence dans l’emploi de ces outils favorise la comparabilité des principales catégories de macrostatistiques, sur le plan national aussi bien qu’international. À son tour, cette comparabilité est génératrice d’efficacité dans l’élaboration des statistiques, accroît l’utilité des diverses catégories de macrostatistiques pour l’analyse et permet de mieux comprendre les statistiques, au niveau tant national qu’international.

6. Parce qu’il est centré sur les stocks et flux du secteur des sociétés financières, le Manuel peut être considéré, pour sa plus grande part, comme le prolongement du SCN 1993 et comme étoffant les principes qui y sont énoncés dans ce domaine. Le Manuel signalera les cas de non-conformité au SCN 1993. Comme cet ouvrage fait partie d’un vaste ensemble de directives, le FMI encourage les utilisateurs à en observer les préceptes pour mettre en place de bonnes pratiques et assurer la comparabilité des données. Cependant, les différences entre pays et les changements intervenus sur les marchés financiers—qui ont été rapides ces dernières années—exigent que les directives soient interprétées avec souplesse. En outre, le processus actuel d’innovation financière et de mondialisation des marchés financiers rendra nécessaire une mise à jour périodique des directives par le FMI. À cet égard, trois questions relevant du présent ouvrage n’ont pas encore fait l’objet de directives internationalement acceptées. Elles ont trait au traitement, dans les statistiques macroéconomiques, 1) des intérêts courus sur les titres négociés, 2) des pensions et prêts de titres et 3) des swaps d’or et des crédits libellés en or. Le Manuel ne prescrit pas tel ou tel traitement, mais se contente de faire le point des courants de pensée actuels dans chacun de ces trois domaines et sera mis à jour une fois qu’un consensus se sera dégagé sur les directives internationales y afférentes.

7. Le présent manuel s’articule comme suit:

  • Le chapitre 2 donne un aperçu général dans lequel l’accent est mis sur l’intégrité conceptuelle de la présentation des statistiques monétaires et, sur un plan plus large, des statistiques financières.

  • Les chapitres 3 à 5 présentent les outils utilisés: définition des unités institutionnelles et leur regroupement en secteurs, classification des actifs financiers, calcul des données de stock et de flux et règles de comptabilisation à suivre.

  • Le chapitre 6 annonce le cadre décrit au chapitre 7. Il traite des caractéristiques générales des agrégats monétaires et du traitement de composantes spécifiques de ces agrégats, ainsi que des agrégats du crédit et de la dette.

  • Le chapitre 7 présente le cadre des statistiques monétaires, qui repose sur les situations établies pour les sous-secteurs du secteur des sociétés financières sur la base de comptes de patrimoines sectoriels types.

  • Le chapitre 8 élargit le champ couvert par le Manuel pour y inclure, outre les statistiques monétaires traditionnelles, la gamme complète des statistiques financières, en mettant particulièrement l’accent sur les comptes des opérations financières.

8. Le Manuel comporte en outre trois appendices, consacrés aux questions suivantes:

  • Comptes des pays avec le FMI

  • Institutions financières islamiques

  • Modèles de compte de patrimoine sectoriel de sous-secteurs du secteur des sociétés financières.

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