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Israël: tirer parti de l’expansion pour réduire la dette publique

Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
June 2006
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Après avoir enregistré de bons résultats en 2004, l’économie israélienne a repris de la vigueur en 2005 grâce à l’environnement favorable, au regain de sécurité et aux politiques prudentes. La croissance du PIB réel a atteint 5,2 % environ, l’inflation a été maîtrisée et le chômage n’a cessé de diminuer. Le taux de change a été stable, équilibré par l’activité robuste et les taux d’intérêt faibles.

Selon le bilan annuel du FMI, la politique macroéconomique et les réformes structurelles ont ouvert l’économie, accru sa compétitivité et attiré des investissements étrangers. Les efforts des autorités pour réduire la dette ont amélioré la confiance dans les perspectives économiques d’Israël. Les autorités sont déterminées à contenir le déficit budgétaire en deçà de 3 % du PIB et à limiter les dépenses publiques. La politique monétaire a été accommodante malgré la hausse du taux directeur. Un projet de loi vise à renforcer l’indépendance de la banque centrale et à maintenir la stabilité des prix.

Israël2002200320042005Proj.

20061
(en pourcentage du PIB, sauf indication contraire)
PIB réel−1,21,74,45,24,2
IPC (fin de période)6,5−1,91,22,42,0
Taux de chômage (% de la main-d’œuvre)10,310,810,39,18,5
Solde de l’administration centrale (pourcentage du PIB)2−4,2−6,5−5,1−2,7−3,5

Les indicateurs des comptes nationaux et de la balance des paiements reflètent les plus récentes estimations du Central Bureau of Statistics.

D’après le projet du budget 2006.

Sources: Banque d’Israël, Rapport annuel; Central Bureau of Statistics; FMI, International Financial Statistics; estimations et projections des services du FMI.

Les indicateurs des comptes nationaux et de la balance des paiements reflètent les plus récentes estimations du Central Bureau of Statistics.

D’après le projet du budget 2006.

Sources: Banque d’Israël, Rapport annuel; Central Bureau of Statistics; FMI, International Financial Statistics; estimations et projections des services du FMI.

Pour promouvoir la concurrence et l’efficacité, les autorités ont poursuivi les réformes structurelles, y compris la privatisation des secteurs clés et la réforme du marché des capitaux. Mais, l’évolution rapide du système financier nécessitant un contrôle plus étroit, les autorités tiennent à affiner le contrôle et la réglementation.

Selon le Conseil d’administration du FMI, il importe de stimuler la croissance et de réduire les vulnérabilités, surtout envers les chocs exogènes. Les autorités devraient tabler sur la croissance vigoureuse et la situation budgétaire favorable en 2005 pour ramener le déficit bien en deçà de 3 % du PIB, réduisant ainsi la dette publique. Ce rééquilibrage budgétaire entraînerait la baisse des taux d’intérêt réels et des impôts futurs, et stimulerait l’investissement privé et la croissance à moyen terme.

Les autorités devraient en outre assurer la stabilité du secteur financier dans un contexte où le risque de crédit est relativement élevé et où le marché des capitaux connaît un vif essor. Les administrateurs ont noté que le volume de prêts à problèmes demeure élevé, et l’expansion rapide du marché des capitaux présente de nouveaux défis en matière de contrôle et de réglementation. Ils ont salué les mesures visant à réduire l’exposition des banques au risque de crédit et à accroître leurs provisions, tout en soulignant la nécessité d’une vigilance continue envers les institutions financières d’importance systémique.

Pour plus de renseignements, voir les notes d’information au public du FMI, no 06/21 (Maldives) et no 06/33 (Israël) sur le site Internet du FMI (www.imf.org).

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