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M. de Rato souligne les risques mondiaux et les initiatives du FMI

Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
July 2006
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En visite en Australie et en Nouvelle-Zélande du 13 au 16 juin, Rodrigo de Rato, Directeur général du FMI, a évoqué des questions concernant l’économie mondiale et régionale et s’est entretenu avec les autorités sur la stratégie du FMI à moyen terme. Dans un discours au National Press Club à Canberra, M. de Rato a déclaré que l’économie mondiale se porte bien, mais les risques de dégradation dus à la hausse des cours du pétrole et aux déséquilibres mondiaux ont augmenté. Un ajustement désordonné des déséquilibres pourrait causer une récession et perturber les marchés des capitaux internationaux, entraînant de graves conséquences pour les pays émergents d’Asie, largement tributaires des exportations, et pour l’Australie, qui a une économie ouverte.

Le BIE doit mieux cibler ses priorités

Des experts externes estiment que le Bureau indépendant d’évaluation (BIE) est utile au FMI, mais ils l’encouragent à éviter les tendances, les pressions et les pratiques qui pourraient le rendre bureaucratisé, routinier et marginalisé.

Le BIE a été créé en 2001 pour renforcer la culture d’apprentissage du FMI et sa crédibilité extérieure en procédant à des évaluations indépendantes de son efficacité. Chargé d’évaluer dans quelle mesure ces objectifs ont été atteints, un groupe d’experts externes dirigé par l’ancienne administratrice du FMI pour les États-Unis, Karin Lissakers, a consulté des représentants de pays, des universitaires et des ONG, ainsi que les services, la direction, et le Conseil d’administration du FMI.

Ce dernier est d’accord avec les principales observations du groupe d’experts, à savoir que le BIE jouit d’un soutien solide parmi les actionnaires, qu’il a facilité la gouvernance et la surveillance par le Conseil d’administration, et qu’il est largement considéré comme indépendant. Le Conseil a appuyé aussi la recommandation selon laquelle le BIE devrait mieux cibler ses priorités et être plus stratégique pour accroître son utilité et son intérêt.

Le groupe d’experts a également recommandé au BIE:

  • de recourir davantage à de fortes personnalités extérieures ayant peu de liens avec le FMI pour obtenir des idées nouvelles et ajouter de la valeur aux examens internes déjà détaillés;

  • d’assurer plus systématiquement le suivi de ses recommandations et leur application;

  • de réformer complètement les activités de diffusion et de sensibilisation, en particulier dans les pays en développement et les pays émergents où le rôle du FMI est le plus controversé.

Pour plus de détails, veuillez consulter le texte intégral du rapport sur le site Internet du FMI (www.imf.org/external/np/pp/eng/2006/032906.pdf).

Selon M. de Rato, on s’accorde de plus en plus sur les mesures nécessaires pour réduire les déséquilibres mondiaux: ajustement budgétaire et promotion de l’épargne privée aux États-Unis, appréciation soutenue des taux de change et stimulation de la demande intérieure dans plusieurs pays émergents d’Asie, et réformes structurelles en Europe et au Japon pour doper la demande et la productivité.

Des efforts collectifs

Le FMI peut aussi aider, a déclaré M. de Rato, «parce que nous sommes une institution mondiale avec une représentation mondiale, parce que nous entretenons un dialogue régulier avec tous les gouvernements du monde.» La stratégie du FMI à moyen terme prévoit notamment «des consultations multilatérales sur des questions d’intérêt mondial ou régional qui permettront au FMI d’aider les pays à penser et à décider de façon collective.» La première de ces consultations, qui portera sur la résorption des déséquilibres des paiements mondiaux dans un contexte de croissance vigoureuse, réunira l’Arabie Saoudite, la Chine, les États-Unis, le Japon et les pays de la zone euro.

Un autre risque concerne la volatilité des flux de capitaux et la contagion financière, auxquelles les pays du monde entier et surtout d’Asie doivent réduire leur vulnérabilité. C’est pourquoi le FMI prévoit un instrument accordant un soutien financier aux pays émergents dont les données économiques fondamentales sont solides, mais qui restent vulnérables aux chocs.

M. de Rato a aussi évoqué le souci d’une représentation équitable de tous les pays membres et de quotes-parts reflétant le poids des pays dans l’économie mondiale. Il a remercié l’Australie pour son rôle, à la tête du Groupe des Vingt, dans la réforme du FMI.

À Canberra, M. de Rato a rencontré le Premier Ministre, John Howard, le Trésorier, Peter Costello, le Ministre des affaires étrangères, Alexander Downer, le porte-parole de l’opposition pour les finances, Wayne Swan, le Vice-Gouverneur de la Banque de réserve d’Australie, Glenn Stevens, et d’autres hauts fonctionnaires, ainsi que des universitaires et des chefs d’entreprise.

Le Directeur général s’est rendu ensuite en Nouvelle-Zélande pour des entretiens avec les autorités sur les questions économiques mondiales et régionales. Dans un discours prononcé à Wellington, il a noté que l’essor du commerce est depuis longtemps une pierre angulaire de la croissance économique mondiale, mais le cycle de Doha tire à sa fin et un échec des négociations commerciales multilatérales serait un désastre. M. de Rato a donc engagé «toutes les parties à transcender leurs intérêts étroits et à démontrer leur volonté de négocier un accord concret avant la fin du cycle.»

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