Chapter

5. Finances, Organisation et Responsabilisation

Author(s):
International Monetary Fund
Published Date:
September 2011
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La crise mondiale a mis en évidence la nécessité d’accroître sensiblement les ressources du FMI pour que l’institution soit en mesure de fournir des financements à ses membres. Pendant l’exercice 2011, le FMI a ainsi approuvé un relèvement historique des quotes-parts des pays membres, qui doit maintenant être ratifié par chaque pays pour entrer en vigueur; il a aussi approuvé une augmentation substantielle des accords permanents d’emprunt qu’il a conclus avec certains pays membres, ce qui a fortement accru les ressources à sa disposition. Le FMI a signé en outre des accords bilatéraux avec plusieurs pays membres pour permettre l’octroi de prêts concessionnels et non concessionnels. L’achèvement de la vente d’une partie de l’or de l’institution pendant l’exercice garantira le financement d’une dotation prévue par son nouveau modèle de financement, approuvé en 2008. L’idée d’utiliser les ressources liées au produit des ventes d’or pour accorder des aides concessionnelles aux pays à faible revenu bénéficie d’un certain soutien, mais aucune stratégie définitive dans ce domaine n’a encore été arrêtée.

Le Conseil d’administration a achevé son examen annuel des budgets administratif et d’équipement du FMI, et approuvé un budget pour l’exercice 2012 qui prévoit un financement initial des importants travaux de rénovation du plus ancien des deux immeubles du siège (HQ1) ainsi que du bâtiment du Concordia, de même que des investissements nécessaires en matériel et logiciels informatiques. Le Conseil a aussi vérifié l’adéquation des encaisses de précaution du FMI et examiné sa politique d’évaluation des sauvegardes. Il a salué la formation d’un panel d’experts externes chargés d’examiner comment le FMI gère ses risques stratégiques, financiers et opérationnels. Enfin, il a étendu le mandat du Bureau de la vérification et de l’inspection internes (OIA) du FMI à la vérification des dépenses financières et du respect des politiques, règles et procédures du Conseil d’administration et de ses organes annexes, notamment les bureaux des administrateurs et le Bureau indépendant d’évaluation.

Dans le domaine des ressources humaines, les efforts de recrutement intenses se sont poursuivis pendant l’exercice 2011, de même que la mise en œuvre d’importantes réformes. Dominique Strauss-Kahn a démissionné de ses fonctions de Directeur général en mai 2011 et le processus de sélection du nouveau Directeur général, lancé par le Conseil d’administration, a abouti en juin 2011 à la nomination de Christine Lagarde à ce poste. Après le départ de Murilo Portugal en mars 2011, Nemat Shafik lui a succédé au poste de Directeur général adjoint.

Le Bureau indépendant d’évaluation a poursuivi ses travaux en publiant une évaluation de l’action du FMI au cours de la période qui a précédé la crise mondiale, en terminant l’évaluation des études effectuées par le FMI et en établissant son programme de travail pour la période à venir. Les actions de communication externe ont continué de constituer une part importante de la stratégie globale du FMI: les Groupes consultatifs régionaux ont tenu leur première réunion conjointe à l’occasion de l’Assemblée annuelle de 2010 et d’importantes initiatives ont été lancées pour améliorer les relations du FMI avec les pays membres d’Asie et pour resserrer ses liens avec les syndicats.

Budget et Recettes

Augmentation des quotes-parts

Les ressources dont dispose le FMI pour accorder des financements proviennent essentiellement des quotes-parts souscrites par tous les pays membres lors de leur adhésion au Fonds, qui correspondent à peu près à leur poids relatif dans l’économie mondiale. Comme on l’a vu au chapitre 4, deux réformes récentes devraient se traduire par un relèvement sensible des quotes-parts des pays membres du FMI. En mars 2011, les réformes portant sur les quotes-parts et la représentation des pays membres sont entrées en vigueur. Elles prévoient une augmentation de la quote-part de 54 pays membres, pour un montant total de 20,8 milliards de DTS (environ 33,7 milliards de dollars). En décembre 2010, le Conseil des Gouverneurs du FMI a approuvé de nouvelles réformes qui, lorsqu’elles seront ratifiées par les pays membres, doubleront les quotes-parts pour en porter le total à environ 476,8 milliards de DTS (environ 772,9 milliards de dollars). Il est prévu que ce relèvement sans précédent des quotes-parts soit mené à bien avant l’Assemblée annuelle de 2012.

Expansion et activation des Nouveaux accords d’emprunt

Pour compléter ses ressources provenant des quotes-parts, le FMI dispose de deux dispositifs permanents de conventions de crédit: les Accords généraux d’emprunt (AGE, créés en 1962) et les Nouveaux accords d’emprunt (NAE, créés en 1998). En vertu de ces accords, un certain nombre de pays membres ou leurs institutions se tiennent prêts à apporter au FMI des concours additionnels.

En avril 2009, face à la montée en flèche des demandes de financement du FMI sous l’effet de la crise mondiale, les dirigeants du G-20 (avec l’approbation ultérieure du CMFI) ont demandé au FMI d’accroître les ressources disponibles pour répondre à ces demandes. En novembre 2009, les vingt-six participants existants aux NAE et les treize nouveaux participants prévus sont parvenus à un accord de principe sur l’expansion et l’assouplissement des NAE, à la suite de quoi, en avril 2010, le FMI a pris la décision formelle de relever sensiblement le montant sur lequel portaient les NAE, en y ajoutant treize nouveaux participants, parmi lesquels un nombre important de pays émergents. Cette réforme des NAE devait être ratifiée par les vingt-six participants existants et exigeait qu’un nombre minimum de nouveaux participants notifient au FMI leur acceptation des NAE élargis. En mars 2011, le FMI a annoncé que le processus de ratification avait été mené à bien et que l’expansion était entrée en vigueur63. Une fois que tous les nouveaux participants auront notifié au FMI leur acceptation des NAE élargis (dans certains cas, les procédures nationales d’adoption ne sont pas encore terminées), le montant des NAE sera multiplié par plus de 10 et passera de 34 milliards de DTS (environ 55 milliards de dollars) à 367,5 milliards de DTS (environ 576 milliards de dollars). Au 30 avril 2011, le montant total des accords de crédit effectifs au titre des NAE se chiffrait à 363,2 milliards de DTS.

En avril 2011, le FMI a annoncé que son Conseil d’administration avait officiellement terminé la procédure nécessaire à la première activation des NAE élargis, qui nécessitait le consentement de participants détenant le droit de vote et représentant une majorité de 85 % du total des accords de crédit, ainsi que l’approbation du Conseil64. Étant donné que les ressources issues des quotes-parts augmenteront considérablement lorsque le relèvement des quotesparts au titre de la Quatorzième révision générale entrera en vigueur, il est convenu que les NAE seront ajustés en baisse d’autant, selon des modalités à définir lors de la revue prochaine des NAE qui doit être achevée d’ici à la mi-novembre 2011.

Accords d’emprunts bilatéraux

Accords de financement complémentaire

Pour que le FMI ait accès à un financement complémentaire en attendant que l’expansion proposée des NAE ne devienne effective, plusieurs pays ont signé avec lui des accords bilatéraux de prêt et de souscription d’obligations (accords d’emprunt). En plus des seize accords d’emprunt bilatéraux et des trois accords de souscription d’obligations entrés en vigueur pendant les exercices 2009 et 2010, quelques accords d’emprunt sont entrés en vigueur pendant l’exercice 2011: avec la Banque d’Autriche et la Banque de Slovénie en octobre 2010 et avec la Banque d’Italie en mars 201165. Ces trois accords faisaient partie de l’engagement pris par l’UE en mars 2009 d’apporter jusqu’à 75 milliards d’euros (équivalents à l’époque à environ 100 milliards de dollars) pour étayer la capacité de financement du FMI, que l’UE a ensuite majoré de 50 milliards d’euros au profit des NAE élargis. Maintenant que l’expansion des NAE est entrée en vigueur, les accords d’emprunts bilatéraux avec les participants aux NAE ne sont plus utilisés pour financer de nouveaux engagements, et tout solde au titre de ces lignes de crédit bilatérales peut être intégré aux NAE.

Accords à l’appui des activités de financement en faveur des pays à faible revenu

À la suite de la réforme des facilités de prêts concessionnels du FMI, approuvée par le Conseil d’administration en juillet 2009, l’ancien Directeur général a lancé une campagne de collecte de fonds pour obtenir des ressources additionnelles par voie d’accords bilatéraux ainsi que des contributions à la bonification des prêts concessionnels dans le cadre du fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (fonds fiduciaire RPC). Pendant l’exercice 2011, le FMI, en tant que fiduciaire de ce fonds, a signé plusieurs accords avec des pays membres à l’appui des activités de prêt en faveur des pays à faible revenu. Des accords de prêt ont ainsi été signés avec le Ministère de Finances de la Norvège en juin 2010, la Banque des Pays-Bas en juillet 2010, la Banque de France en septembre 2010, la Banque de Corée en janvier 2011 ainsi que la Banque d’Italie et la Banque Nationale Suisse en avril 2011, de même que des accords de souscription d’obligations avec la Banque du Peuple de Chine, le Japon et le Royaume-Uni en septembre 201066.

Adéquation des encaisses de précaution du FMI

Le FMI garde des réserves à titre d’encaisses de précaution qui peuvent être utilisées, en cas de besoin, pour absorber des pertes financières. En septembre 2010, le Conseil d’administration a examiné l’adéquation des encaisses de précaution du FMI et a étudié une proposition visant à instaurer un système plus transparent et fondé sur des règles pour évaluer l’adéquation des réserves et ajuster périodiquement l’objectif en matière d’encaisses de précaution67.

Les administrateurs ont observé que, depuis la dernière revue fin 2008 et sous l’effet de l’aide que le FMI a apportée à ses pays membres en raison de la crise financière mondiale, les risques financiers de l’institution tiennent aujourd’hui davantage aux crédits qu’elle a accordés qu’à son revenu. Il a été noté que, si la capacité de financement du FMI avait doublé, l’encours de ses crédits avait presque triplé et le total de ses engagements avait atteint de nouveaux sommets. Le crédit demeurait fortement concentré68 et le montant des engagements les plus élevés s’était considérablement accru et, d’après les projections, allait continuer d’augmenter.

Les administrateurs ont souligné que, dans le cadre du système de gestion des risques à plusieurs niveaux utilisé par le FMI69, il demeurait essentiel de maintenir les encaisses de précaution à un niveau suffisant pour atténuer les risques financiers et protéger la valeur des avoirs de réserve que les pays membres placent au Fonds. Il a été estimé que la méthode fondée sur des règles proposée par les services du FMI pour déterminer si les réserves sont adéquates favoriserait la transparence des décisions concernant l’objectif à atteindre et donnerait de meilleures indications quant aux ajustements éventuels à opérer au fil du temps, tout en laissant au Conseil la latitude nécessaire pour agir en fonction d’une évaluation globale des risques financiers pour l’institution.

Les administrateurs se sont prononcés en faveur de la fixation d’un plancher pour les encaisses de précaution de manière à parer à toute accentuation inattendue des risques de crédit et à assurer la viabilité de la position de revenu du FMI; ils se sont aussi déclarés généralement favorables à un plancher initial de 10 milliards de DTS, tout en insistant sur la nécessité de revoir continuellement ce plancher. La plupart des administrateurs étaient favorables à ce que l’objectif fixé pour les encaisses de précaution reste de l’ordre de 20 % à 30 % du total des crédits, sous réserve que le plancher soit respecté.

Recettes, commissions, rémunération et répartition des charges

Recettes

Depuis sa création, le FMI était essentiellement tributaire de ses activités de prêt pour financer ses frais administratifs. La réforme de son mode de financement approuvée par le Conseil des gouverneurs en mai 2008 permet au FMI de diversifier ses sources de revenu avec la création d’une dotation financée, au sein du compte d’investissement, par le produit de la vente d’une partie de ses avoirs en or (voir «Ventes d’or» plus loin dans ce chapitre), l’octroi au FMI d’un pouvoir d’investissement accru pour améliorer le rendement de ses placements et la reprise de la pratique consistant à rembourser au FMI les dépenses d’administration du fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance.

L’expansion du pouvoir d’investissement du FMI nécessitait un amendement de ses Statuts et, en février 2011, l’amendement proposé dans ce sens est entré en vigueur après avoir été ratifié par les majorités requises de pays membres70. Cet amendement élargit la gamme d’instruments dans lesquels le FMI peut investir, dans le respect des règles qui seront adoptées par le Conseil d’administration. Des montants en monnaies équivalents au produit des ventes d’or, à savoir 6,85 milliards de DTS, ont été versés du compte des ressources générales au compte d’investissement en mars 2011 et investis. La dotation prévue par la révision du mode de financement devrait être établie après l’adoption par le Conseil d’administration des nouvelles règles devant régir l’élargissement du pouvoir d’investissement du FMI et autorisant cette dotation.

Commissions

Les principales sources de revenu du FMI restent les opérations de prêts et les placements. Le taux de commission de base (taux d’intérêt des financements du FMI) correspond au taux d’intérêt du DTS majoré d’une marge exprimée en points de base71. Pour les exercices 2011 et 2012, le Conseil a décidé de maintenir cette marge inchangée, c’est-à-dire à 100 points de base. Conformément à l’esprit du nouveau mode de financement, cette décision s’appuie sur un double principe: la marge doit couvrir les coûts d’intermé-diation et de la constitution des réserves du FMI, et elle doit être globalement alignée sur les taux des marchés de capitaux.

Une majoration de 200 points de base est appliquée en cas d’utilisation de montants de crédit élevés (au-delà de 300 % de la quote-part du pays emprunteur) dans les tranches de crédit72 et au titre d’accords élargis; il s’agit d’une commission additionnelle liée à l’encours des crédits. Le FMI applique aussi une commission additionnelle de 100 points de base liée à la durée des crédits en cas d’utilisation de montants élevés (même seuil que ci-dessus) qui restent non remboursés pendant plus de trente-six mois.

Outre les commissions périodiques et les majorations, le FMI prélève aussi des commissions de tirage, des commissions d’engagement et des commissions spéciales. Une commission de tirage de 0,5 % est appliquée à chaque décaissement de prêt du compte des ressources générales. Une commission d’engagement remboursable sur les décaissements de ce compte—dans le cadre d’accords tels que les accords de confirmation, les accords élargis, les accords au titre de la ligne de crédit modulable ou l’ouverture d’une ligne de crédit de précaution—est prélevée sur les montants qui peuvent être tirés dans le cadre d’un accord durant chaque période de douze mois. Une commission d’engagement de 15 points de base est prélevée sur les montants engagés à concurrence de 200 % de la quote-part; elle est de 30 points de base sur les montants compris entre 200 % et 1.000 % de la quote-part, et de 60 points de base sur les montants supérieurs à 1.000 % de la quote-part. Ces commissions sont remboursées à mesure de l’utilisation du crédit et au prorata des tirages effectués. Le FMI prélève aussi des commissions spéciales sur le principal impayé et sur les commissions en arriérés depuis moins de six mois.

Rémunération et intérêts

S’agissant des charges, le FMI verse des intérêts (rémunération) aux pays membres qui ont une position créditrice au compte des ressources générales («position dans la tranche de réserve»). Les Statuts stipulent que le taux de rémunération ne peut être supérieur au taux d’intérêt du DTS, ni inférieur à 80 % de ce taux. Le taux de rémunération actuel est égal au taux d’intérêt du DTS, qui est aussi le taux d’intérêt des emprunts effectués par le FMI.

Comme on l’a vu plus haut, le Conseil d’administration a décidé en 2009 d’accroître la capacité de financement du FMI par voie d’emprunt, dans le cadre de la riposte immédiate à la crise financière internationale. Au 30 avril 2011, le FMI avait emprunté 19,7 milliards de DTS à des pays membres par le biais de prêts bilatéraux et d’accords de souscription d’obligations, ainsi qu’au moyen des Nouveaux accords d’emprunt augmentés et élargis.

Répartition des charges

Les taux de commission et de rémunération sont ajustés par un mécanisme de répartition des charges mis en place au milieu des années 80, qui ventile équitablement la charge des obligations financières impayées entre les pays membres créanciers et débiteurs. Les charges d’intérêts trimestrielles en arriéré (impayées) depuis six mois ou plus sont compensées par le relèvement du taux de commission et l’abaissement du taux de rémunération (ajustements de répartition des charges). Les montants ainsi recueillis sont remboursés lorsque les commissions impayées sont réglées.

Durant l’exercice 2011, les ajustements liés aux charges d’intérêt trimestrielles impayées ont été en moyenne inférieurs à 1 point de base, en raison de l’augmentation de l’encours des crédits consentis par le FMI pour amortir l’impact de la crise mondiale sur les pays membres et d’une hausse similaire de la position des pays dans la tranche de réserve. Les taux de commission et de rémunération ajustés se sont établis en moyenne à 1,35 % et 0,35 % respectivement durant l’exercice.

Revenu net

Le revenu net du FMI pour l’exercice, compte non tenu du produit de ses ventes d’or, s’est établi à 780 millions de DTS, en raison surtout du niveau élevé des activités de prêt. Le rendement net des placements ressort à 0,89 %, soit 54 points de base de plus que l’indice de référence reposant sur les titres d’État de un à trois ans. Le produit des ventes d’or effectuées durant l’exercice, soit environ 3,1 milliards de DTS, a été transféré au compte d’investissement du FMI pour être placé, comme cela est expliqué plus haut.

Ventes d’or

Comme on l’a vu plus haut dans ce chapitre, le nouveau mode de financement du FMI approuvé en 2008 prévoit l’établissement d’une dotation au compte d’investissement, financée par le produit de la vente d’une partie des avoirs en or du FMI, ces ressources devant être placées et le rendement de ces placements utilisés pour contribuer au budget du FMI, tandis que la valeur réelle à long terme de la dotation serait préservée. En juillet 2009, le Conseil d’administration a décidé que, outre le financement de cette dotation, une partie du produit des ventes d’or servirait aussi à augmenter les ressources du FMI destinées à des prêts concessionnels en faveur des pays à faible revenu. En septembre de la même année, le Conseil a approuvé officiellement la vente de 403,3 tonnes des avoirs en or du FMI, soit un huitième du total de ses avoirs.

Les ventes d’or ont commencé en octobre 2009. Conformément aux modalités adoptées pour éviter toute perturbation du marché de l’or, le FMI a d’abord offert de l’or à la vente hors marché (aux prix en vigueur sur le marché au moment de la vente) à des détenteurs officiels tels que les banques centrales. Dans les quelques mois qui ont suivi, trois banques centrales en ont acheté au total 212 tonnes, ce qui laissait un reliquat de 191,3 tonnes à vendre. En février 2010, le FMI a annoncé son intention de procéder à une deuxième vente d’or sur le marché, en précisant que les ventes hors marché pouvaient se poursuivre et que de nouvelles ventes à des détenteurs officiels réduiraient d’autant la quantité d’or mise en vente sur le marché.

Tandis que se déroulaient les ventes sur le marché en septembre 2010, le FMI a rendu publique la vente de 10 tonnes d’or, au prix du marché, à la Banque du Bangladesh73, puis, en décembre, il a annoncé la clôture du programme de ventes limitées d’or74.

Les ventes d’or ont rapporté au total 9,54 milliards de DTS, dont 2,69 milliards au titre de la valeur comptable de l’or et 6,85 milliards de bénéfices. Comme on l’a vu, toutes les ventes (qu’elles aient été effectuées hors marché ou sur le marché) se sont faites aux prix du marché, qui étaient plus élevés qu’on ne l’avait prévu au moment de l’adoption du nouveau mode de financement. Le financement de la dotation au moyen du produit des ventes d’or au niveau envisagé au moment de l’adoption du nouveau mode de financement en 2008 et l’accroissement des ressources destinées aux prêts concessionnels jusqu’au niveau convenu en juillet 2009 auraient nécessité un prix de vente moyen de 935 dollars l’once. En réalité, l’or a été vendu au prix moyen de 1.144 dollars l’once, d’où la réalisation d’un bénéfice supplémentaire inattendu.

Utilisation du produit des ventes d’or

En avril 2011, le Conseil d’administration a procédé à un premier débat sur l’utilisation du produit des ventes d’or75. Les administrateurs ont alors rappelé qu’ils tenaient pour acquis qu’au moins 4,4 milliards de DTS (7,0 milliards de dollars) seraient utilisés pour financer une dotation au sein du compte d’investissement du FMI, comme cela avait été précisé antérieurement.

Ils se sont aussi déclarés favorables à la stratégie consistant à utiliser une partie de la somme pour dégager de 0,5 à 0,6 milliard de DTS en valeur actualisée nette (VAN) de fin 2008 à titre de ressources de bonification pour le fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance. Cependant, l’utilisation à cette fin de ressources liées aux ventes d’or nécessite un mécanisme de transfert indirect: les ressources tirées des ventes d’or seraient distribuées aux pays membres en proportion de leur quote-part et ces pays seraient alors invités à rétrocéder ces ressources (ou des montants à peu près équivalents) sous forme de contributions de bonification. À supposer que 90 % de la somme distribuée seraient rétrocédés par les pays membres, on estime qu’il faudrait distribuer entre 0,6 et 0,7 milliard de DTS, en VAN de fin 2008, pour obtenir le montant visé de contributions bilatérales de bonification pour le fonds fiduciaire RPC (à savoir de 0,5 à 0,6 milliard de DTS, en VAN de fin 2008). Les administrateurs ont insisté sur l’importance de limiter autant que possible les déperditions de ressources au cours de ce processus en obtenant de la part des pays membres, avant toute distribution de fonds, l’assurance qu’ils rétrocéderaient au FMI une somme à peu près équivalente sous forme de contributions bilatérales au fonds fiduciaire RPC.

En ce qui concerne l’utilisation du reliquat des bénéfices inattendus, qui s’élève à environ 1,75 milliard de DTS (2,84 milliards de dollars), les administrateurs ont envisagé plusieurs possibilités. Compte tenu de la diversité des opinions exprimées sur ce sujet, le Conseil a décidé de réexaminer cette question d’ici à l’Assemblée annuelle de 2011. Il a été décidé que, entre temps, les bénéfices inattendus resteraient sur le compte d’investissement et qu’il serait proposé d’inclure un montant équivalent de revenu net pour l’exercice 2011 dans les réserves générales du FMI dans le contexte des décisions sur l’utilisation du revenu, en attendant une décision ferme sur ce point.

Budgets administratif et d’équipement

En avril 2010, dans le cadre du budget à moyen terme 2011—13, le Conseil d’administration a fixé le montant total des dépenses administratives nettes pour l’exercice 2011 à 891 millions de dollars ainsi qu’un plafond de 1.013 millions de dollars pour les dépenses administratives brutes (voir tableau 5.1). Il a aussi approuvé une allocation de 48 millions de dollars pour les dépenses d’équipement (voir tableau 5.2).

Tableau 5.1Budget administratif, par grandes catégories de dépenses, exercices 2009–14(Millions de dollars)
200920102011201220132014
BudgetRésultatsBudgetRésultatsBudgetRésultatsBudgetBudgetBudget
Personnel697659710694739757823849857
Déplacements9877898910494107110111
Bâtiment et autres dépenses164150168162169169181183185
Assemblées annuelles556
Réserves87121518
Total des dépenses brutes9678859799501.0131.0211.1231.1631.172
Recettes1−99−72−100−87−122−104−138−159−162
Total des dépenses nettes8688138808638919179851.0041.010
Report2526234
Total des dépenses nettes
(Report compris)8688139328639539171.0191.0041.010
Source: Bureau du budget et de la planification du FMI.Note: Les chiffres ayant été arrondis, les totaux peuvent être différents de la somme des composantes. (–) représente un montant nul; (…) indique l’absence de données.

Comprend les activités financées par des donateurs, les dispositifs de partage des coûts avec la Banque mondiale, la vente de publications et les frais d’utilisation des garages.

Ressources reportées de l’exercice précédent selon les règles établies.

Source: Bureau du budget et de la planification du FMI.Note: Les chiffres ayant été arrondis, les totaux peuvent être différents de la somme des composantes. (–) représente un montant nul; (…) indique l’absence de données.

Comprend les activités financées par des donateurs, les dispositifs de partage des coûts avec la Banque mondiale, la vente de publications et les frais d’utilisation des garages.

Ressources reportées de l’exercice précédent selon les règles établies.

Tableau 5.2Dépenses d’équipement à moyen terme, exercices 2009–14(Millions de dollars)
200920102011201220132014
BudgetRésultatsBudgetRésultatsBudgetRésultatsBudgetBudgetBudget
Équipement des bâtiments11717151217221283504
Technologie de l’information323230333232342431
Total des dépenses d’équipement48494545485416237435
Source: Bureau du budget et de la planification du FMI.Note: Les chiffres ayant été arrondis, les totaux peuvent être différents de la somme des composantes.

Comprend les grosses réparations.

Source: Bureau du budget et de la planification du FMI.Note: Les chiffres ayant été arrondis, les totaux peuvent être différents de la somme des composantes.

Comprend les grosses réparations.

Le budget 2011 constituait la dernière phase du programme triennal de restructuration lancé pendant l’exercice 2009. Dans le cadre de cette restructuration, le nouveau budget structurel constant du FMI a été abaissé de 100 millions de dollars en termes réels et les effectifs ont été réduits de 380 postes par rapport au budget à moyen terme 2008–10.

Faire face aux exigences imposées par la crise mondiale, qui a éclaté quelques mois seulement après le lancement du programme de restructuration, s’est révélé particulièrement ardu. Pour financer les activités liées à la crise, une approche souple a été adoptée: les budgets en dollars ont été redéployés entre les départements et sur plusieurs exercices par le report à l’exercice suivant des crédits non dépensés. Cette approche a été maintenue pendant l’exercice 2011, avec une enveloppe de dépenses structurelles nettes de 891 millions de dollars et le report sur l’exercice 2011 de 62 millions de dollars non dépensés au titre de 2010, soit un total de 953 millions de dollars, dont 52 millions réservés spécifiquement à des activités temporaires liées à la crise.

Les dépenses administratives effectives nettes de l’exercice 2011 se sont chiffrées à 917 millions de dollars, soit 36 millions de moins que le montant de 953 millions inscrit au budget, ce qui s’explique surtout par le fait que les dépenses de déplacement, d’équipement des locaux et de fonctionnement ont été moins élevées que prévu. Les dépenses effectives au titre des projets informatiques ont été conformes aux prévisions, tandis que les dépenses d’équipement des locaux ont été maintenues au minimum. Dans la mesure où les projets d’équipement à long terme prévoyant la remise en état de l’immeuble le plus ancien du siège (HQ1) et du bâtiment du Concordia (voir encadré 5.1) ont été établis pendant l’exercice 2011, seuls les investissements les plus urgents de réparation et d’entretien des locaux ont été effectués. Comme lors de l’exercice précédent, les projets informatiques ont porté essentiellement sur l’amélioration de la gestion de l’information et des données, l’installation des systèmes rendus nécessaires par les réformes entreprises dans le domaine des ressources humaines et le rehaussement de l’efficacité opérationnelle.

Dans les états financiers, les dépenses administratives du FMI sont comptabilisées selon les normes internationales d’information financière (IFRS) et non sur la base des décaissements des dépenses budgétaires. Les normes IFRS exigent une comptabilisation sur la base des engagements ainsi que la comptabilisation et l’amortissement des prestations dues aux employés sur la base de leur valeur actuarielle. Le tableau 5.3 rapproche de façon détaillée les résultats du budget administratifnet pour l’exercice 2011, d’un montant de 917 millions de dollars, et les dépenses administratives comptabilisées selon les normes IFRS, d’un montant de 649 millions de DTS (999 millions de dollars), comme l’indiquent les états financiers vérifiés du FMI.

Tableau 5.3Dépenses administratives indiquées dans les états financiers(Millions de dollars, sauf indication contraire)
Résultats du budget administratif net pour l’exercice 2011917
Écart entre les dates:
Coûts liés aux retraites et autres prestations postérieures à l’emploi31
Dépenses d’équipement—amortissement des dépenses de l’exercice en cours et des exercices antérieurs45
Montants non inclus dans le budget administratif (budget d’équipement et de restructuration):
Dépenses d’équipement—postes immédiatement passés en charges conformément aux normes IFRS9
Coûts de restructuration selon les normes IFRS pour l’exercice 201111
Moins: remboursements au Département général (du fonds fiduciaire ADAC et du Département des DTS)−4
Total des dépenses administratives indiquées dans les états financiers vérifiés999
Pour mémoire:
Total des dépenses administratives indiquées dans les états financiers vérifiés (millions de DTS)649
Sources: Département financier et Bureau du budget et de la planification du FMI.Note: Les chiffres ayant été arrondis, les totaux peuvent être différents de la somme des composantes. Les conversions ont été faites au taux moyen pour l’exercice 2011 de 1,54 dollar pour un DTS.

Représente les coûts pris en compte pendant l’exercice 2011. Conformément aux normes IFRS, certains coûts de restructuration ont été pris en compte avant que les dépenses n’aient effectivement lieu; les états financiers de l’exercice 2008 comprenaient une provision de 68 millions de DTS, équivalant à 111 millions de dollars.

Sources: Département financier et Bureau du budget et de la planification du FMI.Note: Les chiffres ayant été arrondis, les totaux peuvent être différents de la somme des composantes. Les conversions ont été faites au taux moyen pour l’exercice 2011 de 1,54 dollar pour un DTS.

Représente les coûts pris en compte pendant l’exercice 2011. Conformément aux normes IFRS, certains coûts de restructuration ont été pris en compte avant que les dépenses n’aient effectivement lieu; les états financiers de l’exercice 2008 comprenaient une provision de 68 millions de DTS, équivalant à 111 millions de dollars.

Durant l’exercice 2011, le plan d’activité du FMI a été axé sur la recherche de solutions concertées au niveau mondial en vue d’élaborer des stratégies efficaces pour mettre fin aux mesures de relance, renforcer la supervision des systèmes économiques et financiers, et réformer l’architecture financière internationale. Dans le même temps, le FMI a continué de fournir des prestations directes aux pays membres sous forme d’assistance technique et de conseils de politique économique aux pays frappés par la crise ainsi qu’une assistance technique significative pour le renforcement des capacités des pays membres les moins développés (tableau 5.4).

Tableau 5.4Dépenses budgétisées par domaines de responsabilité, exercices 2010–141(Pourcentage du total des dépenses brutes, hors réserves)
20102011201220132014
BudgetRésultatsBudgetRésultatsBudgetBudgetBudget
Solutions de politique économique fondées
sur la coopération internationale34363135333232
Dialogue économique mondial20202022212121
Surveillance du système économique
et financier mondial14161213121111
Services directs aux pays membres66646965676868
Conseiller les pays membres en matière
de politique économique23222222212121
Soutien à l’ajustement de la politique économique19192019181817
Renforcement des capacités224232724283030
Source: Bureau du budget et de la planification du FMI.Note: Les chiffres ayant été arrondis, les totaux peuvent être différents de la somme des composantes.

Les dépenses liées au soutien aux pays membres et à l’amélioration de la gouvernance sont réparties entre les diverses activités du FMI. Ne comprend pas les reports des départements sur l’exercice 2011.

Comprend l’assistance technique et la formation.

Source: Bureau du budget et de la planification du FMI.Note: Les chiffres ayant été arrondis, les totaux peuvent être différents de la somme des composantes.

Les dépenses liées au soutien aux pays membres et à l’amélioration de la gouvernance sont réparties entre les diverses activités du FMI. Ne comprend pas les reports des départements sur l’exercice 2011.

Comprend l’assistance technique et la formation.

En avril 2011, le Conseil d’administration a approuvé le budget 2012 qui prévoit un montant total de 985 millions de dollars pour les dépenses administratives nettes et fixe à 1.161 millions de dollars le plafond des dépenses administratives brutes, y compris un report plafonné à 37 millions de dollars sur l’exercice 2012. Le budget d’équipement a été fixé à 162 millions de dollars, somme qui comprend un premier financement pour les vastes travaux de rénovation de l’immeuble HQ1 et du bâtiment du Concordia (encadré 5.1) ainsi que pour les investissements nécessaires en matériel et logiciels informatiques. Le Conseil a aussi approuvé des budgets indicatifs pour les exercices 2013–14.

Le budget à moyen terme 2012–14 entend répondre à l’évolution récente des activités du FMI dans ses domaines de compétence fondamentaux—prévention des crises, surveillance de l’économie mondiale et analyse du secteur financier—en augmentant de façon modeste (environ 3 %) son budget sous-jacent ou «structurel». Il maintient aussi une enveloppe additionnelle de dépenses temporaires destinée à financer une éventuelle recrudescence temporaire des actions du FMI pour venir en aide aux pays directement touchés par la crise mondiale qui continue de sévir. En même temps, le budget à moyen terme tient compte des efforts considérables qui ont été consentis pour redéployer les ressources au sein des départements et entre eux de manière à ce que, pour l’essentiel, les économies réalisées lors de la récente restructuration puissent être préservées malgré la nécessité d’accroître les dépenses.

Arriérés envers le FMI

Les obligations financières impayées envers le FMI sont descendues de 1.309 millions de DTS fin avril 2010 à 1.305 millions de DTS à la fin avril 2011 (tableau 5.5). Le Soudan compte pour environ 75 % des arriérés restants, la Somalie et le Zimbabwe pour 18 % et 7 %, respectivement. Fin avril 2011, tous les arriérés envers le FMI étaient des arriérés prolongés (de plus de six mois), dont un tiers au titre du principal et deux tiers au titre des commissions et des intérêts. Plus des quatre cinquièmes de cette somme représentent des arriérés envers le compte des ressources générales, le solde étant dû au fonds fiduciaire et au fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (fonds fiduciaire RPC). Le Zimbabwe est le seul pays à avoir des arriérés prolongés vis-à-vis de ce dernier fonds. L’allocation générale de DTS effectuée en août 2009 a permis à tous les pays ayant des arriérés prolongés de rester à jour dans leurs obligations envers le Département des DTS.

Tableau 5.5Arriérés envers le FMI des pays ayant des impayés de six mois ou plus, ventilés par types(Millions de dollars; au 30 avril 2011)
Ventilation par type
TotalDépartement généralCompteFonds
(y compris la facilité d’ajustement structurel)de fiduciefiduciaire RPC
Somalie231,4223,28,2
Soudan986,7905,880,9
Zimbabwe87,287,2
Total1.305,21.128,989,187,2
Source: Département financier du FMI.
Source: Département financier du FMI.

Encadré 5.1Vastes travaux de rénovation au siège du FMI

À moyen terme, les dépenses d’équipement du FMI seront consacrées essentiellement aux travaux de rénovation du premier immeuble du siège (HQ1) et du bâtiment du Concordia. Plusieurs réunions avec le Comité du budget ont permis de mettre au point des propositions satisfaisantes de rénovation et de déroulement des travaux. Les deux projets comportent aussi un volet «gouvernance» sous la forme d’équipes de contrôle et, dans le cas de HQ1, d’un contrôle assuré par un spécialiste externe.

HQ1. Des sections importantes de l’immeuble HQ1, construit il y a près de 40 ans, ont déjà dépassé leur durée de vie utile ou ne tarderont pas à le faire. Des investissements substantiels seront nécessaires pour remplacer plusieurs systèmes indispensables pour assurer la sécurité, l’efficacité énergétique et une utilisation plus rationnelle des bureaux. Des inspections du bâtiment ont confirmé que de grandes parties de l’immeuble avaient dépassé leur durée de vie utile et que plusieurs équipements risquaient de tomber en panne d’un jour à l’autre. Plusieurs possibilités ont alors été envisagées, qui allaient de la poursuite des réparations ponctuelles (option qui perturbe le moins le travail des employés du FMI, mais qui est de loin la plus coûteuse) à une rénovation globale, qui porterait sur deux étages à la fois. Il a été décidé que, en définitive, cette seconde option était la plus abordable et permettrait de remettre l’immeuble en bon état de fonctionnement pour les vingt années à venir. Les travaux de rénovation s’étaleront sur quatre ans (exercices 2012–16).

Concordia. Le Concordia est un lieu d’hébergement de longue durée composé de l’immeuble Concordia proprement dit (qui a 45 ans d’âge) et de l’immeuble Bond (qui a 80 ans d’âge). Il est utilisé essentiellement pour accueillir des étudiants de l’Institut du FMI. Cet ensemble approche aussi de la fin de sa vie utile et des investissements considérables seront nécessaires pour le remettre en état et l’entretenir. Une analyse approfondie de l’état des deux immeubles et des possibilités de rénovation a été réalisée en 2010 et au début de 2011. Après avoir soigneusement soupesé toutes les options possibles, les services du FMI ont recommandé que l’immeuble Concordia proprement dit soit rénové au cours des deux prochaines années (exercices 2012–13) et que l’immeuble Bond soit mis en vente.

Dans le cadre de la stratégie de coopération renforcée du FMI, des mesures correctrices sont appliquées pour remédier aux arriérés prolongés. À la fin de l’exercice, la Somalie et le Soudan n’étaient toujours pas autorisés à bénéficier de crédits du compte des ressources générales. Le Zimbabwe ne pourra pas accéder aux ressources de ce compte tant qu’il n’aura pas apuré ses arriérés envers le fonds fiduciaire RPC. Une déclaration de non-coopération, la suspension partielle de l’assistance technique et la radiation de la liste des pays admis à bénéficier des ressources du fonds fiduciaire RPC restent en vigueur à titre de mesures correctrices en raison des arriérés du Zimbabwe vis-à-vis de ce fonds. En janvier 2011, le Conseil d’administration a décidé de maintenir l’assistance technique que le FMI apporte au Zimbabwe dans certains domaines.

Mécanismes d’audit

Le dispositif d’audit du FMI se compose d’un cabinet d’audit externe, d’une fonction d’audit interne et d’un Comité de vérification externe des comptes, qui est indépendant et assure la supervision générale de l’audit annuel.

Comité de vérification externe des comptes

Le Comité de vérification externe des comptes est composé de trois membres choisis par le Conseil d’administration et nommés par le Directeur général. Aux termes de la réglementation générale du FMI, il est chargé de la supervision générale de l’audit annuel suivant des modalités précisées dans le mandat approuvé par le Conseil d’administration. Ses membres sont nommés pour trois ans dans le cadre de mandats échelonnés. Indépendants du FMI, ils sont ressortissants de différents pays membres et doivent posséder les qualifications et les aptitudes requises pour assurer la supervision de l’audit annuel. En règle générale, les membres du Comité disposent d’une solide expérience acquise au sein de cabinets internationaux d’expertise comptable, dans le secteur public ou dans le monde universitaire.

Le Comité désigne son (sa) président(e) parmi ses membres, fixe ses propres procédures et s’acquitte de sa mission de supervision de l’audit annuel en toute indépendance par rapport à la direction du FMI. Le Comité se réunit normalement à Washington en janvier, puis en juin de chaque année une fois l’audit terminé, et en juillet pour faire rapport au Conseil d’administration. Les services du FMI et les auditeurs externes consultent les membres du Comité tout au long de l’année. En 2011, le Comité se composait de Arfan Ayass, Amelia Cabal et Ulrich Graf (président).

Cabinet d’audit externe

Le cabinet d’audit externe, sélectionné par le Conseil d’administration en consultation avec le Comité de vérification externe des comptes et nommé par le Directeur général, est chargé de l’audit des états financiers annuels du FMI, qui comprend une opinion sur les états financiers du FMI, les comptes administrés en vertu de l’article V, section 2 b), et la caisse de retraite du personnel. Au terme de l’audit annuel, le Comité de vérification externe informe le Conseil d’administration des conclusions de l’audit et remet le rapport du cabinet d’audit externe au Directeur général et au Conseil d’administration, pour transmission au Conseil des gouverneurs. Deux séances de cette nature ont eu lieu durant l’exercice 2011, l’une en juillet 2010 et l’autre en février 2011.

La durée de la mission du cabinet d’audit externe est normalement de cinq ans. Actuellement, l’audit des comptes du FMI est assuré par Deloitte & Touche LLP, qui a émis une opinion sans réserve à l’issue de l’audit des états financiers du FMI pour l’exercice clos le 30 avril 2011.

Bureau de la vérification et de l’inspection internes

La fonction d’audit interne est confiée au Bureau de la vérification et de l’inspection internes, qui est chargé d’évaluer en toute indépendance l’efficacité des méthodes de gestion des risques ainsi que des procédures de contrôle et de gouvernance du FMI. En avril 2011, le Conseil d’administration a décidé, pour mettre en place un cadre global de vérification interne, d’étendre la fonction d’audit du Bureau au Conseil d’administration, aux bureaux des administrateurs ainsi qu’au Bureau indépendant d’évaluation et à ses services. Avant cette décision du Conseil, l’audit du Bureau de la vérification et de l’inspection internes ne portait que sur les services du FMI.

Il a mené à bien une vingtaine de missions de vérification et d’inspection durant l’exercice 2011 dans les domaines suivants: audit financier pour évaluer l’adéquation du dispositif de contrôle et des procédures de sauvegarde et de gestion des avoirs et comptes financiers du FMI; audit des technologies de l’information pour évaluer l’adéquation des systèmes de gestion informatisés et l’efficacité des dispositifs de sécurité; évaluation du fonctionnement et de l’efficience des procédures de travail, des contrôles y afférents et de leur efficience au regard des objectifs généraux du FMI. Il a aussi mené deux enquêtes confidentielles et quatre inspections consultatives pour aider à rationaliser les procédures de travail de manière à faciliter la mise en œuvre des projets de développement interne. À côté de ses fonctions d’audit interne, le Bureau fait également office de secrétariat du Comité consultatif sur la gestion des risques. À ce titre, il coordonne la production du rapport annuel au Conseil sur la gestion des risques.

Conformément aux meilleures pratiques en vigueur, le Bureau rend compte à la direction du FMI et au Comité de vérification externe, ce qui garantit son indépendance. Le Conseil est informé deux fois par an des travaux du Bureau au moyen d’un rapport d’activités qui contient des informations sur les vérifications et inspections prévues ainsi que sur les résultats et le suivi des recommandations d’audit. En outre, tous les rapports d’audit sont communiqués au Conseil d’administration. La dernière réunion informelle d’information du Conseil sur ces questions a eu lieu en décembre 2010. Aucune carence notable n’a été signalée dans les états financiers et la structure de contrôle interne du FMI, et le taux d’application des recommandations faisant suite à des vérifications/inspections est satisfaisant.

Gestion des risques

Des initiatives sont en cours pour renforcer la gestion des risques au FMI. Le Comité consultatif sur la gestion des risques est une instance où peuvent être examinés de façon transversale les incidents et les risques importants; ce comité prépare aussi un rapport annuel sur la gestion des risques. Le Conseil est régulièrement tenu informé de ces questions; en mai 2010, il a examiné le rapport 2010 sur la gestion des risques. Les administrateurs ont souscrit pour l’essentiel à l’évaluation des principaux risques présentée dans ce rapport, en convenant que le rôle accru du FMI avait des conséquences pour les risques financiers, opérationnels et stratégiques inhérents à ses activités.

Politique d’évaluation des sauvegardes

La politique du FMI en matière d’évaluation des sauvegardes, qui fait partie intégrante des opérations de prêt de l’institution depuis 2002, a pour but d’obtenir l’assurance que les banques centrales sont capables de gérer de façon adéquate les ressources fournies par le FMI et de communiquer des informations fiables. Au 30 avril 2011, quelque 218 évaluations avaient été effectuées dans 90 banques centrales. La politique en matière de sauvegarde fait l’objet d’un réexamen périodique. En juillet 2010, le Conseil d’administration a conclu son troisième réexamen périodique de cette politique, en s’appuyant notamment sur le rapport d’un panel d’experts indépendants constitué pour le conseiller76.

Les administrateurs ont réaffirmé que la politique d’évaluation des sauvegardes demeurait efficace pour atténuer le risque de communication de données erronées et de mauvaise utilisation des ressources du FMI, ainsi que pour préserver la réputation de prêteur prudent dont jouit l’institution. Ils ont relevé l’impact positif de cette politique sur les opérations des banques centrales, dont témoigne l’amélioration continue de la transparence et des contrôles dans les banques centrales évaluées. Ils ont aussi noté que cette politique avait joué un rôle important dans la détection et la résolution de cas de diffusion de données erronées et d’abus de pouvoir, tout en soulignant que l’évaluation des sauvegardes ne saurait être considérée à elle seule comme une panacée pour remédier aux abus de pouvoirs et au contournement des contrôles.

Les administrateurs ont affirmé que l’obligation faite actuellement aux banques centrales de publier des états financiers qui aient été audités par des cabinets de renom conformément aux normes internationales restait globalement valable, de même que le délai imposé dans le cas d’un nouvel accord de financement ou d’un relèvement du montant prêté pour effectuer la première revue et mener à bien l’évaluation des sauvegardes, en confirmant que ces obligations devaient continuer d’être appliquées de façon systématique. Face à l’augmentation récente du nombre de cas de diffusion de données erronées et d’abus de pouvoir, ils ont salué les mesures qui ont été prises afin de garantir qu’un cadre approprié soit en place entre la banque centrale et le trésor public pour assurer le service des obligations financières d’un pays envers le FMI en temps voulu, et ils ont approuvé l’application systématique de ces mesures dans le cadre des sauvegardes existantes. Le Conseil a examiné et approuvé plusieurs recommandations du panel d’experts, en particulier celles de centrer davantage les évaluations sur la gouvernance et la gestion des risques, de renforcer la collaboration avec les parties prenantes, et de promouvoir la transparence par une diffusion plus large des conclusions de l’évaluation des sauvegardes.

Le prochain réexamen de la politique en matière de sauvegardes est programmé pour 2015.

Évaluation du cadre de gestion des risques du FMI par un panel d’experts externes

En décembre 2010, conformément à la décision prise en 2007 lors de la création du système de gestion des risques du FMI d’évaluer ce système au bout de trois ans, l’ancien Directeur général a nommé un panel externe de haut niveau chargé de cette mission. Cette évaluation doit aboutir à la formulation par les experts d’un avis objectif sur tous les aspects du système de gestion des risques au FMI—les méthodes utilisées pour identifier, évaluer et atténuer les risques potentiels pour l’institution et ses opérations—, en prenant dûment en compte le rôle unique du FMI dans le système financier international, en particulier ses activités de surveillance et ses responsabilités en tant que prêteur de dernier ressort. Le panel est composé de Guillermo Ortiz, qui en est le président, Jacob A. Frenkel, Malcolm D. Knight et Thomas O’Neill. Il devrait remettre son rapport d’ici à l’Assemblée annuelle de 2011.

Ressources Humaines et Organisation

Les ressources humaines en 2011

La gestion des ressources humaines du FMI vise à permettre à l’institution d’atteindre ses objectifs, qui évoluent constamment, en recrutant et en fidélisant un personnel hautement compétent et de diverses origines, qui possède les qualifications et l’expérience requises; et à gérer ce personnel de manière efficace et efficiente dans un environnement qui valorise l’excellence et le travail en équipe. Le FMI a accompli des progrès significatifs dans ces domaines au cours de l’exercice 2011, en poursuivant notamment sa vaste campagne de recrutement ainsi que la mise en œuvre d’importantes réformes en matière de ressources humaines.

Niveau et composition des effectifs

Les recrutements se sont poursuivis à un rythme accéléré pendant l’exercice 2011. Au total, 195 personnes ont été recrutées durant l’exercice, contre une moyenne annuelle d’environ 150 ces dernières années. Une place plus large étant accordée à la flexibilité de l’emploi, en particulier pour répondre aux besoins temporaires liés aux périodes de crise, deux cinquièmes environ des personnes nouvellement recrutées l’ont été avec un contrat à durée déterminée. Face à l’évolution de ses besoins, le FMI a recruté une plus forte proportion d’économistes en milieu de carrière ainsi que des agents spécialistes du secteur financier et de la gestion de la dette/des finances publiques.

Au 30 avril 2010, les effectifs du FMI se composaient de 1.949 cadres d’exécution et de direction, et de 473 agents auxiliaires. La liste des cadres dirigeants et l’organigramme du FMI figurent respectivement aux pages 67 et 68 du présent rapport.

Soucieux de faire en sorte que la diversité de son personnel reflète celle des pays membres, le FMI recrute activement dans le monde entier77. Sur les 187 pays membres que comptait le FMI fin avril 2011, 142 étaient représentés dans les effectifs de l’institution. Les tableaux 5.1 à 5.4 de la page Internet du Rapport annuel présentent la répartition du personnel par nationalité, sexe et origine (pays à faible revenu et pays industrialisés) ainsi que la grille des salaires de l’institution. Les personnes recrutées pour le Programme-économistes durant l’exercice 2011 avaient des profils très divers: environ 70 % d’entre elles provenaient de régions sous-représentées et plus de la moitié étaient des femmes. De nouvelles mesures ont été mises en place dans le courant de l’exercice pour accroître la proportion de ressortissants de régions sous-représentées aux postes de cadre. La proportion de ressortissants de pays en développement et en transition a continué d’augmenter et l’objectif fixé pour la présence de femmes aux postes à haute responsabilité a été atteint.

Grille des traitements des cadres de direction

La grille de rémunération des cadres de direction est revue périodiquement par le Conseil d’administration. Le salaire du Directeur général est approuvé par le Conseil des gouverneurs. Des ajustements annuels sont effectués sur la base de l’indice des prix à la consommation de la ville de Washington. Au 1er juillet 2010, la grille des traitements des hauts cadres de direction, qui est fonction des responsabilités de chacun, s’établissait comme suit:

Assemblée générale du personnel du FMI en janvier 2011.

La nouvelle Directrice générale adjointe, Nemat Shafi k (à gauche) rencontre le personnel, peu après sa prise de fonctions en avril 2011.

Directeur général450.380 dollars
Premier Directeur général adjoint391.630 dollars
Directeurs généraux adjoints372.980 dollars

La rémunération des administrateurs s’élevait à 235.180 dollars et celle de leurs suppléants à 203.440 dollars. Le salaire moyen des cadres de direction du FMI (voir page 67) a été de 305.615 dollars pour l’exercice 2011.

Réformes de la gestion des ressources humaines

Rémunérations et prestations

Afin d’accroître la transparence et la discipline en ce qui concerne les enveloppes salariales et les augmentations de salaires tout en préservant la compétitivité des rémunérations offertes par le FMI, un nouveau système a été adopté durant l’exercice 2011 pour déterminer les augmentations au mérite et le niveau des enveloppes salariales. Bien que l’assurance médicale du FMI ne relève pas du droit des États-Unis, le FMI l’a modifiée volontairement de manière à ce qu’elle tienne compte de la réforme du système de santé américain et reste ainsi comparable aux autres assurances. Un programme amélioré de rémunérations et de prestations a aussi été mis au point pour les agents employés localement par les bureaux du FMI en dehors des États-Unis.

Sondage auprès des employés du FMI

Le FMI a réalisé un vaste sondage auprès de ses employés à la fin de 2010—le premier depuis 2003—à l’occasion duquel ceux-ci se sont exprimés sur toute une série de questions touchant à leur travail, telles que l’évolution des carrières, l’environnement de travail, le suivi des performances et les cadres de direction. Au début de l’exercice 2012, la direction du FMI a adopté un plan d’action pour traiter les problèmes mis en lumière par les résultats du sondage dans des domaines où des améliorations sont possibles.

Modernisation des prestations des services de ressources humaines

Au cours de l’exercice, la mise en place de systèmes informatiques comme moyen d’améliorer la prestation des services de ressources humaines a sensiblement avancé. Les progrès accomplis dans l’automatisation des inscriptions et des demandes de prestations, ainsi que la gestion électronique des dossiers de ressources humaines, ont accru l’efficacité et l’efficience de certaines activités fondamentales du Département des ressources humaines.

Rénovation du Département des ressources humaines

Le Département des ressources humaines du FMI a commencé à recentrer ses activités pendant l’exercice 2011 pour répondre plus efficacement à l’évolution des besoins de l’institution en réalisant des économies substantielles; ce recentrage s’est poursuivi pendant les premiers mois de l’exercice 2012. Parmi les nouvelles priorités du Département, on citera le développement d’une capacité de planification stratégique, une attention accrue à la mobilité interne et externe et la formation des cadres de direction.

Changement au niveau de la Direction

Après la démission du Directeur général, Dominique Strauss-Kahn, au début de l’exercice 2012, le Premier Directeur général adjoint, John Lipsky—qui avait annoncé avant la démission du Directeur général son intention de ne pas prolonger son mandat de Premier Directeur général adjoint—a assumé les fonctions de Directeur général par intérim. Le Conseil d’administration a immédiatement lancé la procédure de sélection du prochain Directeur général et, en juin 2011, a choisi Christine Lagarde, qui a pris ses fonctions en juillet 2011.

En janvier 2011, l’un des Directeurs généraux adjoints, Murilo Portugal, a annoncé qu’il souhaitait quitter ses fonctions de Directeur général adjoint78, en acceptant toutefois de rester au FMI en tant que Conseiller spécial du Directeur général jusqu’au début du mois de mars, date à laquelle il est retourné au Brésil pour assumer la présidence de la Fédération brésilienne des banques (FEBRABAN).

En février 2011, l’ancien Directeur général a proposé la nomination de Nemat Shafik, qui était alors Secrétaire permanente du ministère de la coopération internationale du Royaume-Uni (Department for International Development), pour occuper le poste vacant de Directeur général adjoint79. Mme Shafik, ressortissante d’Égypte, du Royaume-Uni et des États-Unis, a été la plus jeune Vice-présidente de l’histoire de la Banque mondiale, où elle était responsable d’un portefeuille d’investissements du secteur privé et d’infrastructures. Elle a en outre fait partie de la haute direction de la Société financière internationale (IFC). La nomination de Mme Shafik a ensuite été confirmée par le Conseil d’administration et elle a rejoint son poste au FMI en avril.

Disparition de Tommaso Padoa-Schioppa

En décembre 2010, la communauté du FMI a appris avec tristesse le décès de Tommaso Padoa-Schioppa (encadré 5.2) qui avait occupé diverses fonctions au FMI, notamment celles de Président du CMFI en 2007–08.

Responsabilisation

Politique de transparence

La politique de transparence du FMI, adoptée en 1999 et revue pour la dernière fois en mars 2010, prévoit que, «conscient de l’importance de la transparence, le FMI s’efforce de rendre publics ses documents et informations en temps opportun à moins que des raisons impérieuses et spécifiques ne l’empêchent de le faire». Ce principe «respecte et vise à préserver le caractère facultatif de la publication des documents qui ont trait aux pays membres80”. Le Conseil d’administration reçoit des bilans annuels de la mise en œuvre de cette politique; ces bilans font partie des informations qui sont rendues publiques pour promouvoir la transparence. Le bilan de 2010 a été communiqué au Conseil en août 2010 et peut être consulté sur le site Internet du FMI81.

Bureau indépendant d’évaluation

Rôle du Bureau et de ses évaluations

Le Bureau indépendant d’évaluation (BIE), créé en 2001, évalue les politiques et activités du FMI afin de rehausser la transparence et la responsabilisation de l’institution, de promouvoir une culture d’apprentissage en son sein et d’étayer les responsabilités institutionnelles du Conseil d’administration en matière de gouvernance et de surveillance. Aux termes de son mandat, le BIE est totalement indépendant de la direction du FMI et fonctionne de façon autonome vis-à-vis du Conseil d’administration, auquel il remet ses conclusions.

Programme de travail du BIE

Évaluation des résultats de l’action du FMI durant la période qui a précédé la crise financière et économique

En février 2011, le BIE a publié son évaluation de l’action du FMI durant la période qui a précédé la crise financière et économique, consacrée à la surveillance exercée par le FMI pendant la période 2004–0782. Ce rapport concluait que le FMI avait donné peu d’avertissements précis sur les risques et les facteurs de vulnérabilité liés à la crise qui allait éclater. Durant la période qui a immédiatement précédé la crise, le message constant du FMI a été caractérisé par un excès de confiance dans la solidité et la résistance des grands établissements financiers et par la caution apportée aux pratiques des grandes places financières. Les risques liés à l’expansion du marché immobilier et à l’innovation financière ont été sous-estimés, comme l’a été le besoin de renforcement de la réglementation nécessaire pour les contenir.

Bien que, en raison de la nature de la crise, ce rapport soit centré sur les questions ayant trait au secteur financier, la plupart des recommandations qui y figurent (voir encadré 5.3) concernent les changements institutionnels à opérer pour accroître la capacité du FMI à détecter tous les risques et facteurs de vulnérabilité qui pourraient provoquer une crise à l’avenir. Le principal vecteur pour donner suite aux recommandations du BIE est l’examen triennal de la surveillance (voir chapitre 3).

Lorsqu’ils ont examiné l’évaluation du BIE en janvier 2011, les administrateurs se sont déclarés généralement en accord avec les conclusions du Bureau au sujet des facteurs expliquant que le FMI n’ait pas identifié les risques ni lancé des avertissements clairs avant que n’éclate la crise financière mondiale. Ils ont globalement souscrit aux recommandations du BIE, notamment pour ce qui est du renforcement de l’environnement institutionnel et la capacité d’analyse du FMI. Ils ont aussi estimé que l’évaluation présentait une analyse objective de l’échec de la surveillance du FMI qui n’a pas permis de bien anticiper la crise mondiale et de mettre suffisamment en garde les pays membres, constat qui reprenait les propres rapports du FMI dans lesquels celui-ci reconnaît lui-même ces carences. Les administrateurs ont noté que les réformes engagées depuis le début de la crise contribueront à renforcer la franchise et la force de persuasion du FMI pendant l’exercice de la surveillance. Ils sont toutefois convenus que d’autres mesures devraient être envisagées.

Autres travaux du BIE pendant l’exercice 2011

Outre l’évaluation de l’action du FMI face à la crise mondiale, le BIE a procédé durant l’exercice à une évaluation des études effectuées par l’institution, qui a été examinée par le Conseil d’administration au début de l’exercice 2012 et dont les résultats ont été rendus publics peu après. Le rapport annuel 2010 du BIE a été publié en juillet 2010. Les évaluations déjà terminées, les documents de synthèse, les rapports annuels du BIE ainsi que d’autres documents sont disponibles sur le site Internet du BIE (www.ieo-imf.org).

Prochains travaux du BIE

Après consultation des autorités nationales, des administrateurs, de la direction, des services du FMI et d’interlocuteurs extérieurs, le Conseil d’administration a tenu un atelier informel en septembre 2010 pour réfléchir aux sujets qui pourraient faire l’objet d’évaluations par le BIE. Celui-ci a ensuite entamé deux évaluations, l’une portant sur le rôle de conseiller du FMI et l’autre sur les conseils du FMI et les perspectives des pays en matière de réserves internationales. Une troisième évaluation devrait commencer vers la fin de l’année 2011. Le BIE est aussi en relation avec divers interlocuteurs pour définir le cadre et la méthodologie proposée pour chaque évaluation; des projets de documents de synthèse afférents à ces études devraient être affichés sur le site du BIE pour commentaires.

Application des recommandations du BIE

Pour assurer le suivi systématique des recommandations du BIE approuvé par le Conseil d’administration, peu après l’examen de chaque évaluation par le Conseil, les services et la direction du FMI préparent un plan prospectif de mise en œuvre de ces recommandations. Des rapports d’avancement sont ensuite remis périodiquement au Conseil. En décembre 2010, celui-ci a approuvé le plan de mise en œuvre de la direction ainsi que son supplément soumis en réponse à l’évaluation par le BIE de la communication du FMI avec les pays membres, examinée par le Conseil en décembre 200983. Dans son rapport d’évaluation84, le BIE examinait le point de vue des pays au sujet de la communication du FMI avec eux concernant la surveillance, les programmes et l’assistance technique entre 2001 et 2008, et formulait une série de recommandations tendant à en améliorer l’efficacité.

Le Directeur du BIE, Moises J. Schwartz, présente les conclusions de l’évaluation par le Bureau de l’action du FMI au cours de la période qui a précédé la crise fi nancière.

L’immeuble HQ1 du siège du FMI va faire l’objet de vastes travaux de rénovation au cours des cinq prochaines années.

La première évaluation externe du BIE a eu lieu en 2006. Les administrateurs ont alors jugé qu’il serait bon de procéder à une autre évaluation cinq ans plus tard. Il est prévu que cette deuxième évaluation commence au second semestre de 2011.

Encadré 5.2Tommaso Padoa-Schioppa

Tommaso Padoa-Schioppa, qui nous a quittés en décembre 2010 à l’âge de 70 ans, a été Ministre de l’Économie et des Finances de l’Italie de 2006 à 2008 et était, au moment de sa disparition, Président pour l’Europe du Groupe financier Promontory, un cabinet de consultants pour les sociétés de services financiers mondiaux, et Président de Notre Europe, un laboratoire de réflexion influent de Paris, ainsi que conseiller, à titre grâcieux, du gouvernement grec. Ancien Président des administrateurs de la Fondation IASC (Comité International de normalisation de la comptabilité) et membre du Conseil Exécutif de la Banque centrale européenne, il a aussi été Président du CMFI. Il a également été Président de la Commission Nationale de la Société de Bourse (CONSOB), Directeur général adjoint de la Banca d’Italia et Directeur général pour les affaires économiques et financières de la Commission Européenne. Il a été co-Secrétaire de la Commission Delors, Président du Comité Consultatif bancaire de la Commission Européenne, Président du Comité de Bâle sur le contrôle bancaire et Président du Comité des systèmes de paiement et de règlement.

Auteur de plus de 100 publications, rédigées pour beaucoup en anglais ou en français, M. Padoa-Schioppa était diplômé de l’Université Luigi Bocconi en Italie et du Massachusetts Institute of Technology.

En annonçant le décès de M. Padoa-Schioppa, l’ancien Directeur général Dominique Strauss-Kahn lui a rendu hommage pour «les longues années qu’il a passées au service de la communauté internationale» en notant que, «tout au long de sa vie, il avait continué avec ardeur de servir le FMI et de promouvoir la coopération économique à l’échelle mondiale, même après avoir quitté ses fonctions au gouvernement». Au moment de sa disparition, M. Padoa-Schioppa était membre du Groupe consultatif régional du FMI pour l’Europe.

Dialogue avec les parties prenantes extérieures

Groupes consultatifs régionaux

Dans le cadre d’un vaste effort destiné à renforcer le dialogue avec les états membres et mieux tenir compte des circonstances propres à chaque pays dans l’exercice de ses activités et l’élaboration de ses conseils, le FMI a constitué des groupes consultatifs régionaux informels pour l’Afrique, l’Amérique du Nord et du Sud, la région Asie-Pacifique, l’Europe, le Moyen-Orient, et le Caucase et l’Asie centrale. Ces groupes jouent un rôle consultatif indépendant en apportant des perspectives différentes au travail du FMI dans les régions du monde. Ils rassemblent d’éminents experts des secteurs public et privé, du monde universitaire et de la société civile.

Lors de la première réunion conjointe des groupes consultatifs, qui s’est tenue à l’occasion de l’Assemblée annuelle d’octobre 201085, des membres des cinq groupes86 ont rencontré l’ancien Directeur général et la haute direction du FMI. Les membres des groupes consultatifs ont alors été informés des résultats de l’Assemblée annuelle et une vue d’ensemble de l’évolution de l’économie mondiale leur a été présentée. Ils ont aussi procédé à un échange de vues sur les conséquences de cette évolution eu égard aux défis qui se profilent pour ces régions et à l’aide que le FMI peut leur apporter pour affronter ces défis.

Encadré 5.3Les recommandations du rapport du BIE et la réponse des services du FMI

  • Créer un environnement qui encourage la franchise et l’expression de points de vue variés/divergents, notamment en cherchant activement à obtenir des avis différents ou divergents en associant régulièrement d’éminents analystes extérieurs au FMI aux discussions du Conseil et/ou de la direction, et en créant une unité d’évaluation des risques directement rattachée à la direction et chargée d’organiser à l’intention du Conseil des séminaires sur les scénarios de risques. Les services du FMI ont reconnu que la recherche d’avis différents ou divergents pourrait être améliorée et qu’il était important de développer les compétences des agents du FMI concernant le secteur financier.

  • Renforcer les incitations à «faire usage de franc-parler face à l’autorité» en encourageant les services du FMI à poser des questions délicates et à contester le point de vue de la direction et celui des autorités nationales, et en envisageant, entre autres mesures, la possibilité de publier des rapports des services sans l’aval du Conseil afin de promouvoir une plus grande efficacité de la surveillance bilatérale. Les services du FMI ont reconnu que, au miminum, ils devraient être prêts à faire usage de franc-parler en privé face à l’autorité lorsque la stabilité financière est en jeu et lorsque l’on peut craindre une réaction défavorable des marchés, en observant toutefois que, dans une certaine mesure, cela avait déjà été fait au cours des deux années écoulées depuis le début de la crise et que cette pratique devrait être poursuivie de façon systématique.

  • Mieux intégrer les enjeux du secteur financier aux évaluations du cadre macroéconomique, en veillant à ce que le champ, la périodicité et la participation aux évaluations obligatoires de la stabilité financière soient à la mesure de l’évolution rapide des marchés et des établissements financiers, et, entre autres mesures, poursuivre le renforcement du PESF. Les services du FMI ont fait observer que, outre les réformes relatives au PESF, le FMI avait pris d’autres mesures dans ce domaine depuis la crise: recrutement d’un plus grand nombre d’experts du secteur financier et meilleure intégration de ces experts, amélioration de l’analyse des risques afférents au secteur financier et des questions connexes dans le cadre de la surveillance multilatérale et bilatérale, création d’une unité macrofinancière au Département des études, et augmentation sensible des ressources affectées aux activités de recherche et de surveillance concernant les marchés financiers et les grands établissements financiers complexes.

  • Faire échec à la culture du cloisonnement et aux comportements qu’elle suscite, en précisant les rôles et responsabilités en matière de revue interne, afin notamment de faire le lien entre des éléments apparemment disparates et en assurant la collaboration entre les départements dès les premières étapes des consultations de l’article IV et de la définition des thèmes et enjeux sur lesquels porteront les documents relatifs à la surveillance multilatérale. Les services du FMI ont reconnu que, malgré les progrès accomplis récemment (tels que le nouveau processus de revue interne, les études de contagion, le suivi des facteurs de vulnérabilité des pays avancés, l’exercice d’alerte avancée et les réunions interdépartementales hebdomadaires consacrées à la surveillance), il restait possible de faire plus pour encourager la collaboration entre départements; ils auraient cependant souhaité que le BIE formule des suggestions plus précises pour améliorer la collaboration.

  • Livrer un message clair et cohérent aux pays sur les perspectives et les risques mondiaux, en veillant à ce que l’évaluation de l’économie mondiale soit cohérente et exhaustive, et en prenant position sur un scénario central accompagné de spécifications claires des risques et des facteurs de vulnérabilité qui l’entourent, cette évaluation devant être communiquée aux pays membres avec clarté; pour les questions d’importance systémique, en mettant l’accent sur les risques et facteurs de vulnérabilité, au lieu de privilégier les éventuels scénarios favorables. Les services du FMI ont fait état des efforts déployés récemment pour intégrer le Rapport sur les perspectives de l’économie mondiale et le Rapport sur la stabilité financière dans le monde, notamment l’inclusion d’un avant-propos commun et d’une nouvelle déclaration du Directeur général faisant le lien entre les différents thèmes. Cependant, à leurs yeux, la recommandation de mettre davantage l’accent sur les risques et les facteurs de vulnérabilité pour les questions d’importance systémique pourrait encourager les réflexes bureaucratiques dans le sens d’une simple énumération machinale des risques, ce qui pourrait conduire à une multiplication des fausses alertes et à une perte d’influence de la surveillance exercée par le FMI.

Asia 21

Pour resserrer les liens entre le FMI et l’Asie, le Fonds et le gouvernement coréen ont organisé ensemble une conférence historique intitulée «Asia 21: Leading the Way Forward», qui s’est tenue à Daejeon en juillet 2010 et était la première conférence de cette nature organisée par le FMI dans la région. Cette manifestation a rassemblé plus de 500 participants de haut niveau, dont des ministres des finances, des gouverneurs de banques centrales et des dirigeants d’entreprises de toute la région, pour examiner le rôle directeur de l’Asie dans la reprise au lendemain de la crise financière mondiale. Outre l’ancien Directeur général, qui a ouvert la conférence aux côtés du Ministre coréen de la Stratégie et des Finances, d’autres hauts responsables du FMI étaient présents, parmi lesquels le Directeur général adjoint Naoyuki Shinohara et le Conseiller spécial Min Zhu.

À la clôture de la conférence, le FMI a pris trois engagements à l’égard de l’Asie: faire en sorte que ses analyses soient plus utiles et plus facilement disponibles pour les pays membres d’Asie, œuvrer au renforcement du dispositif mondial de sécurité financière et appuyer le renforcement du rôle et de l’influence de l’Asie dans l’économie mondiale. Ces «engagements de Daejeon» ont pour but de consolider sensiblement le partenariat entre le FMI et l’Asie.

Syndicats

Ces dernières années, le FMI s’est efforcé de développer le dialogue avec les syndicats tant au niveau international que national. L’ancien Directeur général a ainsi rencontré les dirigeants syndicaux des pays du G-20 à la veille d’un grand nombre de sommets de cette instance et une grande majorité des équipes-pays du FMI tiennent des réunions régulières avec les syndicats dans le cadre de leurs concertations avec les parties prenantes. En juin 2010, l’ancien Directeur général a prononcé le discours liminaire et participé à une table ronde lors du deuxième Congrès mondial de la Confédération syndicale internationale (CSI) à Vancouver.

En septembre 2010, le FMI a coparrainé à Oslo avec l’Organisation internationale du travail (OIT) une conférence de haut niveau consacrée aux «Défis de la croissance, de l’emploi et de la cohésion sociale», qui a rassemblé des dirigeants politiques et syndicaux, des chefs d’entreprise et des universitaires de premier plan pour réfléchir à de nouveaux moyens de favoriser une reprise durable et créatrice d’emplois après la crise financière mondiale87. Dans le prolongement de cette conférence, un «Dialogue sur la croissance et l’emploi en Europe» s’est tenu à Vienne en mars 2011, au cours duquel des représentants de la CSI, de la Confédération syndicale européenne et des syndicats nationaux ont rencontré des responsables du FMI et de l’OIT pour examiner la situation de l’emploi en Europe et faire le point des progrès accomplis depuis la conférence d’Oslo. Dans le cadre des engagements pris à Oslo, le FMI et l’OIT, ainsi que la CSI, ont apporté leur soutien à la tenue dans plusieurs pays de consultations sociales tripartites entre des représentants de l’État, des employeurs et des syndicats, de manière à permettre des échanges francs sur les questions touchant au marché du travail et à l’emploi, et à proposer éventuellement des ajustements aux politiques en place.

Les rapports sur les Perspectives économiques régionales

Dans le cadre de ses Études économiques et financières, le FMI publie des rapports semestriels sur les Perspectives économiques régionales, qui analysent plus en profondeur les évolutions de l’économie et les principaux problèmes de politique économique dans cinq grandes parties du monde: l’Afrique subsaharienne, l’Asie et le Pacifique, l’Europe, l’Hémisphère occidental, et le Moyen-Orient et l’Asie centrale. La publication de ces rapports est généralement prévue de manière à coïncider avec des campagnes de communication conduites dans chaque région. On trouvera sur le site Internet du FMI le texte intégral de tous les rapports, les communiqués de presse qui en résument les conclusions ainsi que la transcription et des enregistrements vidéo des conférences de presse organisées au moment de leur publication88.

Bureaux régionaux

Le FMI a ouvert des bureaux restreints dans plusieurs pays du monde. Outre les Centres régionaux d’assistance technique et les Instituts de formation (voir le chapitre 4), il a des représentants résidents dans un grand nombre de pays membres, ainsi que des bureaux régionaux en Europe et à Tokyo.

Les bureaux du FMI en Europe représentent le Fonds dans la région; ils conseillent au besoin la direction et les départements, apportent un appui aux opérations du FMI en Europe et transmettent les positions européennes sur les dossiers intéressant le FMI. Les institutions basées en Europe, à savoir l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l’Union européenne (UE), le Conseil de stabilité financière et la Banque des règlements internationaux (BRI), jouent un rôle crucial dans la riposte à la crise économique et financière. Il est donc primordial de renforcer la coordination entre le FMI et ces institutions. Les activités des bureaux du FMI en Europe concernent essentiellement quatre grands domaines. Premièrement, ils contribuent à la surveillance multilatérale et régionale exercée par le FMI en représentant celui-ci dans diverses institutions et en lui faisant rapport sur les positions et les activités des organisations internationales, laboratoires de réflexion et experts influents basés en Europe, et en participant aux consultations du FMI avec les institutions de l’UE. Deuxièmement, ils représentent le FMI pour les activités ordinaires du Comité d’aide au développement de l’OCDE et ont établi des relations de travail étroites avec les agences de développement bilatérales et multilatérales en Europe. Troisièmement, ils mènent de vastes campagnes d’information pour mieux éclairer le débat et diffuser les idées du FMI sur les principales questions de politique économique en Europe. Quatrièmement, les bureaux du FMI en Europe travaillent avec le Département des ressources humaines pour l’aider à atteindre les objectifs de recrutement de l’institution.

En tant que fenêtre du FMI sur la région Asie et Pacifique, dont l’importance dans l’économie mondiale ne cesse de croître, le Bureau régional Asie et Pacifique aide à suivre les développements économiques et financiers, ce qui permet de donner une perspective plus régionale à la surveillance exercée par le FMI. Ce bureau a pour mission de promouvoir une meilleure compréhension du FMI et de ses politiques dans la région ainsi que de tenir le FMI informé des points de vue régionaux sur les grands dossiers. À ce titre, le bureau coordonne les relations du FMI avec les instances régionales, notamment le Conseil de coopération économique Asie-Pacifique (APEC), l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) et l’ASEAN+3. Il organise aussi des conférences et des manifestations qui permettent des échanges de vues sur des dossiers d’actualité qui sont au cœur des activités du FMI et de promouvoir le renforcement des capacités dans la région par le biais du programme de bourses d’études FMI—Japon et de programmes de séminaires macroéconomiques.

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