International Monetary Fund Annual Report 1997
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Appendice IX. Budget administratif et budget d’Équipement, dotation en personnel et organisation

Author(s):
International Monetary Fund
Published Date:
October 1997
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Exercice 1997

Budgets et dépenses

Le budget administratif et le budget d’équipement du FMI s’inscrivent dans le cadre de perspectives budgétaires — triennales et à moyen terme (cinq ans) — à horizon mobile, qui sont réexaminées tous les ans par le Conseil d’administration. Les perspectives budgétaires à moyen terme ont été examinées par le Conseil en janvier 1997. La politique de consolidation budgétaire en cours a reçu un large soutien, même si certains administrateurs ont jugé le projet de budget trop rigoureux, alors que d’autres ont indiqué qu’ils l’auraient préféré un peu plus resserré. Les perspectives budgétaires à moyen terme témoignent de l’engagement de la direction du FMI à maintenir les effectifs autorisés à un niveau égal ou légèrement inférieur à ce qu’il est à l’heure actuelle, et à assurer une stabilité relative des dépenses administratives en termes réels. Conformément à cette orientation, les ressources seront redéployées de manière à permettre au FMI de mieux répondre à l’évolution des besoins des États membres en renforçant la surveillance (y compris en ce qui concerne les mouvements de capitaux et le secteur financier) et en poursuivant les travaux relatifs à l’utilisation de ses ressources. Des efforts seront aussi consentis en vue de renforcer les moyens financiers du FMI et d’étendre ses fonctions d’évaluation. Le budget d’équipement cadre avec la stratégie visant à poursuivre les grands projets de construction déjà approuvés par le Conseil, de même que les autres investissements en cours pour réaliser des économies, satisfaire aux règlements d’urbanisme ou assurer l’entretien des immeubles et équipements existants.

Le budget administratif du FMI pour l’exercice clos le 30 avril 1997 (1996/97) était de 490,5 millions de dollars, et un montant de 30,4 millions de dollars a été approuvé au titre du budget d’équipement pour les projets engagés au cours de l’exercice 1997. Le coût estimé des principales activités du FMI est présenté au tableau IX. 1. Les dépenses administratives effectives durant l’exercice se sont élevées à 471,6 millions de dollars et les décaissements au titre des projets d’équipement à 151,5 millions de dollars, dont 137,8 millions pour les grands projets de construction (tableau IX.2).

Tableau IX.1Coût des principales activités du FMI, exercices 1996–98(Millions de dollars)
ActivitéExercice

1996
Pourcentage

du

total
Exercice

1997
Pourcentage

du

total
Exercice 1998:

budget
Pourcentage

du

total
Personnel et direction
Surveillance130,127,6130,927,8139,927,8
Utilisation des ressources du FMI117,625,0121,025,7127,925,4
Assistance technique68,514,566,314,170,714,0
Relations extérieures17,23,717,13,618,23,6
Services administratifs90,419,289,418,993,618,6
Total partiel423,790,0424,890,1450,389,4
Conseil d’administration135,27,535,07,436,07,1
Conseil des gouverneurs211,92,511,82,517,43,5
Total partiel47,110,046,89,953,410,6
Total470,8100,0471,6100,0503,7100,0
Note: Les chiffres étant arrondis, il se peut que la somme des composantes ne corresponde pas au total.

Salaires et avantages sociaux des administrateurs et de leurs suppléans et assistants; frais liés aux déplacements officiels et autres; communications; coût de l’occupation des locaux; publications et travaux d’imprimerie; fournitures et matériels; services informatiques; coûts liés au fonctionnement des bureaux des administrateurs et aux services de soutien que leur apporte le personnel du FMI.

Frais liés aux déplacements et indemnités des gouverneurs, coûts des services de soutien apporté par le personnel du FMI au Conseil des gouverneurs, y compris pour l’Assemblée annuelle, et autres frais administratifs divers.

Note: Les chiffres étant arrondis, il se peut que la somme des composantes ne corresponde pas au total.

Salaires et avantages sociaux des administrateurs et de leurs suppléans et assistants; frais liés aux déplacements officiels et autres; communications; coût de l’occupation des locaux; publications et travaux d’imprimerie; fournitures et matériels; services informatiques; coûts liés au fonctionnement des bureaux des administrateurs et aux services de soutien que leur apporte le personnel du FMI.

Frais liés aux déplacements et indemnités des gouverneurs, coûts des services de soutien apporté par le personnel du FMI au Conseil des gouverneurs, y compris pour l’Assemblée annuelle, et autres frais administratifs divers.

Tableau IX.2Budget administratif et budget d’équipement, exercices 1995–981(Montants exprimés en milliers de dollars)
Exercice clos

le 30 avril 1995:

dépenses

effectives
Exercice clos

le 30 avril 1996:

dépenses

effectives
Exercice clos

le 30 avril 1997:

dépenses

effectives
Exercice

s’achevant le

30 avril 1998:

budget
Budget administratif
I. Dépenses de personnel
Salaires202.885210.216216.350232.900
Autres dépenses127.143131.115129.550122.438
Total partiel330.028341.331345.901355.338
II. Autres dépenses
Frais de déplacement41.08139.62439.30248.890
Autres frais de déplacements31.28726.45826.96028.903
Communications10.1269.86910.69312.123
Location et aménagement des locaux39.80040.24241.89943.586
Livres et travaux d’imprimerie7.6098.3718.57910.037
Fournitures et matériels7.9357.2197.9418.995
Services informatiques16.00618.12919.73523.899
Divers9.37712.8319.92413.405
Total partiel163.221162.743165.033189.838
III. Remboursements−31.007−33.239−39.368−41.496
Total du budget administratif462.242470.836471.564503.680
Moins: Frais occasionnés par la conduite des opérations du Département des DTS−6.143−5.841−5.914−6.381
Frais occasionnés par la conduite des opérations de la FAS et de la FASR−33.079−35.634−43.788−50.961
Dépenses nettes du budget administratif2423.020429.361421.862446.338
Budget d’équipement
Budgets des projets317.445125.20030.40042.600
Décaissements au titre des projets32.88934.800151.50085.300

Budget administratif approuvé par le Conseil d’administration pour l’exercice s’achevant le 30 avril 1998, comparé aux dépenses effectives pour les exercices clos les 30 avril 1995, 1996 et 1997; et budget d’équipement approuvé pour les projets engagés pendant les exercices 1995, 1996, 1997 et 1998. Les chiffres étant arrondis, il se peut que la somme des composantes ne corresponde pas au total.

Les dépenses nettes du budget administratif ne comprennent pas les plus-values ou moins-values sur les avoirs en monnaies détenus à desfins administratifs.

Budgets d’équipement pluriannuels au titre des projets engagés au cours de chaque exercice.

Budget administratif approuvé par le Conseil d’administration pour l’exercice s’achevant le 30 avril 1998, comparé aux dépenses effectives pour les exercices clos les 30 avril 1995, 1996 et 1997; et budget d’équipement approuvé pour les projets engagés pendant les exercices 1995, 1996, 1997 et 1998. Les chiffres étant arrondis, il se peut que la somme des composantes ne corresponde pas au total.

Les dépenses nettes du budget administratif ne comprennent pas les plus-values ou moins-values sur les avoirs en monnaies détenus à desfins administratifs.

Budgets d’équipement pluriannuels au titre des projets engagés au cours de chaque exercice.

En 1996/97, les ressources du budget administratif affectées aux diverses activités des services du FMI ont été réparties entre les postes suivants: la surveillance et l’utilisation des ressources du FMI, plus de 100 pays faisant l’objet de programmes intensifs, 70 postes de représentant résident dans 64 pays et 277 années-personnes consacrées à l’assistance technique (67,6 % des dépenses); les relations extérieures (3,6 %), qui visent toujours à assurer une plus grande transparence aux politiques et activités du FMI; les services administratifs, où l’investissement dans la technologie et l’amélioration continue des méthodes de travail ont permis de réaliser des économies dans les diverses activités relevant de cette catégorie (18,9 %); le Conseil des gouverneurs (2,5 %) et le Conseil d’administration (7,4 %). La ventilation par activité des coûts administratifs estimés figure au graphique 12.

Graphique 12.Coûts estimés des principales activités, exercice 1997

(Pourcentages)

Note: Chiffres établis sur la base d’estimations relatives aux dépenses effectives de l’exercice 1997. Les coûts imputés à la supervision générale, au recyclage et à la formation professionnelle et aux congés ont été répartis proportionnellement entre les diverses catégories. Lés chiffres étant arrondis, ils se peut que la somme des composantes ne corresponde pas au total.

Organisation et dotation en personnel

Dans le cadre des efforts déployés pour consolider l’action du FMI dans les États membres et améliorer son efficacité opérationnelle, le Département Asie centrale et le Département Asie du Sud-Est et Pacifique ont été regroupés en un Département Asie et Pacifique le 1er janvier 1997, date à laquelle un nouveau Bureau régional Asie et Pacifique a été créé pour approfondir les liens avec les responsables économiques de la région, suivre de plus près son évolution économique et resserrer les contacts avec les marchés régionaux. L’organigramme du FMI et la ventilation des effectifs budgétaires par département en fin d’exercice figurent au graphique 13, et les responsabilités de chaque département sont résumées dans l’encadré 12.

Graphique 13.Fonds monétaire international: organigramme

Note: Organigramme au 30 avril 1997. Entre parenthèses, nombre de positions permanentes inscrites au budget.

1Le: 1er janvier 1997, le Département Asie centrale et k Département Asie du Sud-Est et Pacifique ont été fusionnés en un Département Asie et Pacifique. Le Bureau régional pour l’Asie et k Pacifique a été créé le même jour.

2Le 1er mai 1997, le Secrétariat des méthodes de travail et de la technologie a été transféré au Bureau de la vérification et de l’inspection internes et rebaptisé Section des méthodes de travail.

Durant l’exercice 1997, le FMI a utilisé un total de 2.903 années-personnes, contre 2.927 en 1996. Sur ce total, 1.999 années-personnes ont été assurées par les fonctionnaires de l’organisation (2.043 en 1996), auxquelles se sont ajoutés les ressources du Programme-Économistes, les heures supplémentaires, les services des contractuels et autres temporaires, pour un total de 2.545 années-personnes (2.577 en 1996); les ressources du Bureau des administrateurs, pour un total de 232 années-personnes (234 en 1996); et l’assistance technique offerte par des experts rémunérés grâce à des financements extérieurs et les frais généraux y afférents, pour un total de 126 années-personnes (116 en 1996).

Exercice 1998

Budgets et dépenses

En avril 1997, le Conseil a approuvé un budget administratif pour 1997/98 d’un montant de 503,7 millions de dollars, en hausse de 2,7 % par rapport à l’exercice précédent — et un budget d’équipement de 27,2 millions de dollars pour l’amélioration des installations, l’adoption de nouvelles technologies et les équipements de traitement informatique des données. Le budget administratif pour 1997/98 s’inscrit dans le prolongement de la politique actuelle de consolidation budgétaire, laquelle suppose le maintien des effectifs autorisés à un niveau égal ou légèrement inférieur à ce qu’il est à l’heure actuelle et une stabilité relative des dépenses administratives en termes réels. Une légère diminution des effectifs a été rendue possible par l’application de méthodes de travail rationnelles, les nouvelles technologies, les dépenses en capital et la poursuite du processus engagé pour remplacer progressivement les experts en assistance technique rémunérés sur les ressources du FMI par une assistance extérieure. Le budget d’équipement pour 1997/98 s’inscrit dans le droit fil des plans prévus pour mener à bien les grands projets de construction, remplacer les installations et les équipements informatiques obsolètes et exécuter divers autres programmes à moyen terme. Le graphique 14 rappelle les grandes lignes du plan de cinq ans dans lequel s’inscrit le budget d’équipement, et le graphique 15 présente le budget administratif en termes nominaux et réels pour les exercices 1994–97.

Graphique 14.Budget d’équipement pour 1996–98 et prévisions sur cinq ans

(Millions de dollars)

Graphique 15.Dépenses administratives, exercices 1994–97

(Indice; exercice 1994 = 100)

Note: Les dépenses administratives réelles ont été calculées sur la base du IPC-U (indice des prix à la consommation en zone urbaine) pour le district fédéral de Washington, la Virginie et le Maryland (source: U.S. Bureau of Labor Statistics). Il convient de noter que cet indice repose sur des pondérations qui ne reflètent pas la structure des dépenses administratives du FMI. Si les dépenses du FMI étaient utilisées pour les pondérations, la hausse globale des prix serait plus importante que celle calculée à partir du IPC-U, et le niveau des dépenses réelles pour les exercices 1994–97 serait abaissé en conséquence.

Encadré 12.Les départements du FMI et leurs principales responsabilités

La structure du FMI est conçue en fonction de ses missions essentielles, à savoir la surveillance, l’utilisation de ses ressources et l’assistance technique (graphiques 12 et 13). La surveillance, y compris au plan multilatéral et dans le cadre de l’initiative de diffusion des données, représente la charge de travail la plus lourde du FMI, dont elle absorbe directement près de 28 % des ressources du budget administratif, contre 26 % pour les activités liées à l’utilisation des ressources de l’institution et 14 % pour l’assistance technique et la formation, qui privilégient les banques centrales, les finances publiques et les statistiques. Le solde est ventilé entre les services administratifs, le soutien aux activités du Conseil des gouverneurs et du Conseil d’administration, la formation du personnel ainsi que les activités connexes, et les relations extérieures.

Départements géographiques

Les départements géographiques conseillent la direction et le Conseil d’administration sur l’économie et la politique économique des pays de leur région, et aident le FMI à formuler et à mettre en oeuvre sa politique vis-à-vis de ces pays. Ils négocient également des accords relatifs à l’utilisation des ressources financières du FMI et suivent les résultats des programmes qu’il appuie. Avec les autres départements, ils offrent aux pays membres des conseils de politique économique ainsi qu’une assistance technique, et maintiennent le contact avec les organisations régionales et multilatérales de leur ressort.

Ce sont eux qui assurent, par leurs contacts directs avec les États membres, une large part de la surveillance bilatérale du FMI, avec le concours des départements fonctionnels. Pour renforcer la surveillance, une attention accrue est apportée aux économies qui ont une importance pour l’ensemble du système monétaire international. Enfin, plus de 70 membres des services du FMI sont détachés auprès des pays membres en qualité de représentant résident.

Départements fonctionnels et services spéciaux

Le Département des finances publiques est responsable de l’ensemble des activités du FMI touchant aux finances publiques des États membres. Il participe aux missions des départements géographiques centrées sur les questions budgétaires, examine le volet budgétaire des conseils de politique économique du FMI et des programmes d’ajustement qu’il appuie et apporte une assistance technique dans son domaine de compétence. Il effectue en outre des recherches et des études sur les questions de finances publiques, la répartition des revenus et la pauvreté, les dispositifs de protection sociale, les dépenses publiques et l’environnement.

L’Institut du FMI offre une assistance technique en assurant la formation de fonctionnaires des États membres (des pays en développement, en particulier) dans des domaines tels que la programmation et la politique financières, la politique du secteur extérieur, la méthodologie de la balance des paiements, la comptabilité nationale et les statistiques financières de l’État ou les finances publiques.

Le Département juridique conseille la direction, le Conseil d’administration et les services du FMI sur les règles de droit applicables. Il prépare la majorité des décisions et autres instruments juridiques nécessaires à l’accomplissement des tâches du FMI. Il agit en tant que conseil auprès du FMI en cas de litige ou d’arbitrage, apporte une assistance technique aux pays qui engagent des réformes législatives et répond aux questions des autorités nationales et des organisations internationales sur le droit applicable au FMI.

Le Département de la monnaie et des changes offre une assistance technique aux banques centrales des États membres en matière de politique monétaire et cambiaire, de contrôle bancaire, de réglementation prudentielle et de systèmes de paiement. Il détache des experts auprès des banques centrales qui sollicitent son concours et appuie les départements géographiques en examinant, dans le cadre de la surveillance ou de demandes d’utilisation des ressources du FMI, les questions qui relèvent de sa compétence. Le Département aide aussi le FMI à s’acquitter de ses responsabilités en ce qui concerne les pratiques et restrictions de change.

Le Département de l’élaboration et de l’examen des politiques joue un rôle essentiel dans la conception et la mise en oeuvre des mécanismes de financement et des opérations financières du FMI, l’exercice de la surveillance et divers autres domaines. Il assume, avec le Département des études, un rôle prééminent dans les domaines de la surveillance multilatérale, de la coordination des politiques économiques et des activités de suivi et de soutien qui s’y rattachent. Avec les départements géographiques, il aide à mobiliser d’autres ressources financières en faveur des États membres qui bénéficient de l’aide du FMI, y compris dans le cadre des travaux relatifs à la dette et au financement des programmes (par l’intermédiaire du Club de Paris et des banques internationales).

Le Département des études effectue un travail d’analyse et de recherche dans les domaines qui intéressent le FMI. Il joue un rôle majeur dans la conception des initiatives du FMI touchant au fonctionnement du système monétaire international et à la surveillance, et collabore avec d’autres départements à la formulation des conseils de politique économique aux États membres. Le Département coordonne l’élaboration des Perspectives de l’économie mondiale, publiées chaque semestre, et du rapport sur les marchés internationaux de capitaux, ainsi que les analyses liées à la coordination des politiques économiques au sein du G-7 et aux séminaires du Conseil d’administration sur l’évolution de l’économie mondiale et des marchés. Enfin, il développe les contacts du FMI avec le monde universitaire et les instituts de recherche.

Le Département des statistiques gère une base de données économiques et financières nationales, régionales et mondiales et examine, dans le cadre de la surveillance du FMI, les données communiquées par les États membres. C’est à lui qu’incombe l’élaboration des concepts statistiques relatifs à la balance des paiements, aux finances publiques et aux agrégats monétaires et financiers, ainsi que la rédaction de manuels méthodologiques. Le Département participe à l’assistance technique et à la formation en aidant les États membres à se doter de systèmes statistiques et s’occupe des publications statistiques du FMI. Il est responsable aussi de la mise au point et du suivi des normes de diffusion des données par les États membres.

Le Département de la trésorerie a pour fonctions essentielles de formuler les politiques et arrêter les pratiques financières du FMI; de conduire les opérations et transactions financières du Département général, du Département des DTS et des comptes administrés (y compris le Compte de fiducie de la FASR et les comptes annexes); de contrôler les dépenses imputées au budget administratif et au budget d’équipement; et de tenir les comptes et états financiers du FMI. Scs responsabilités couvrent les quotes-parts, les emprunts, la liquidité du FMI et la politique de l’institution en ce qui concerne les DTS, ses avoirs en monnaies et en or, ainsi que la comptabilisation et le financement des projets et dépenses d’équipement.

Information et liaison

Le Département des relations extérieures est chargé de rédiger, produire et diffuser les publications du FMI autres que statistiques, d’informer la presse et le grand public et d’assurer la liaison avec les organisations non gouvernementales et les parlements des États membres.

Les bureaux du FMI pour la région Asie et Pacifique et l’Europe et ceux dont il dispose à Genève et auprès des Nations Unies sont chargés de maintenir un contact étroit avec les autres organisations internationales et régionales dans les domaines relevant de leur responsabilité.

Services de soutien

Le Département de l’administration gère le recrutement, la formation et l’aménagement des carrières du personnel du FMI. Il veille à la bonne gestion de l’immeuble du FMI et des locaux loués, assure les services administratifs et administre la bibliothèque commune au FMI et à la Banque mondiale.

Le Département du Secrétariat aide la direction à préparer et à coordonner le programme de travail du Conseil et des autres organes officiels, notamment en arrêtant le calendrier et en veillant au bon déroulement des réunions du Conseil. Il organise aussi Γ Assemblée annuelle, en collaboration avec la Banque mondiale, et est responsable des archives du FMI, de ses communications et de son programme de sécurité.

Les bureaux et autres services du FMI sont chargés des services informatiques et linguistiques, de la vérification interne, des questions budgétaires, de l’assistance technique, des méthodes de travail et des investissements de la Caisse de retraite.

Organisation et dotation en personnel

Les effectifs autorisés du FMI ont été réduits de six postes en 1996/97, et le seront encore detrois unités en 1997/98. Les priorités du programme de travail de l’institution — renforcement de la surveillance, activités liées à l’utilisation des ressources du FMI, consolidation de ses moyens financiers et maintien de sa capacité à répondre à l’évolution des besoins des États membres — seront assurées grâce à un redéploiement des ressources en personnel. Les postes vacants seront pourvus, ce qui atténuera quelque peu l’impact de la compression des effectifs.

Recrutement et composition du personnel

La politique de recrutement du FMI est déterminée par la section 4 d) de l’article XII des Statuts, qui énonce que, “lorsqu’il nomme le personnel, le Directeur général, sous réserve de l’intérêt primordial qu’il y a à assurer au FMI les concours les plus efficaces et les plus compétents sur le plan technique, doit tenir dûment compte de l’importance d’un recrutement effectué sur une base géographique aussi large que possible». Au terme de l’exercice 1996/97, 121 des 181 États membres du FMI étaient représentés dans ses rangs. Le tableau IX. 3 (page 241) montre comment la ventilation par nationalité du personnel d’encadrement du FMI a évolué depuis 1980.

Table IX.3Ventilation du personnel d’encadrement du FMI par région et par nationalité en 1980, 1990 et 1996(Pourcentage)
Région1198019901996
Afrique3,85,85,1
Asie12,312,714,8
Japon1,41,91,7
Autres pays asiatiques10,910,813,1
Europe39,535,133,2
Allemagne3,74,33,9
France6,95,54,9
Italie1,71,42,6
Royaume-Uni8,28,07,1
Autres pays européens19,015,914,7
Moyen-Orient5,45,55,6
Hémisphère occidental39,141,041,3
Canada2,62,83,6
Etats-Unis25,925,925,9
Autres pays d’Hémisphère occidental10,612,311,8
Total100,0100,0100,0

Les régions sont déterminées en fonction de la ventilation par pays retenue pour les départements géographiques du FMI. La région Asie regroupe les pays qui relevaient du Département Asie centrale et du Département Asie du Sud-Est et Pacifique, et la région Europe, ceux des Départements Europe I et Europe II.

Les régions sont déterminées en fonction de la ventilation par pays retenue pour les départements géographiques du FMI. La région Asie regroupe les pays qui relevaient du Département Asie centrale et du Département Asie du Sud-Est et Pacifique, et la région Europe, ceux des Départements Europe I et Europe II.

Par ailleurs, l’exercice 1996/97 a marqué une étape importante en ce qui concerne la diversité du personnel, dans laquelle le FMI voit un atout majeur pour son développement en tant qu’institution internationale. La Conseillère spéciale nommée fin 1995 pour veiller au maintien de la diversité a achevé sa première année d’activité, et le Directeur général a fait en juillet dernier une déclaration, assortie d’un programme d’action, sur les mesures de nature à promouvoir la diversité et à combattre la discrimination. Par la suite, les départements ont préparé à leur tour des plans d’action destinés à promouvoir une répartition équitable du personnel entre les nationalités et entre les sexes. L’accent a été mis non seulement sur la nécessité d’un effort de diversité au niveau du recrutement, mais aussi sur les qualités attendues du personnel de direction pour administrer et superviser un personnel de plus en plus divers.

Le tableau IX.4 montre l’évolution de la répartition du personnel par sexe depuis 1980 aux différents échelons administratifs. A la fin de 1996, le femmes constituaient 46,3 % du personnel du FMI et occupaient 27,7 % des postes d’encadrement et de direction. Elles représentaient 18,2 % des économistes — principal groupe de cadres de l’institution — en 1996, contre 11,6 % en 1980. Leur part reste cependant beaucoup plus élevée parmi les cadres non économistes, où elle atteint 58,8 % (contre 46,1 % en 1980).

Tableau IX.4Ventilation du personnel par sexe et par catégorie professionnelle en 1980, 1990 et 1996
198019901996
EffectifsPourcentageEffectifsPourcentageEffectifsPourcentage
Ensemble du personnel
Total (toutes catégories)1.444100,01.774100,02.172100,0
Femmes67646,882746,61.00546,3
Hommes76853.294753.41.16753,7
Personnel de soutien
Total613100,0642100,0704100,0
Femmes49280,354084,159985,1
Hommes12119,710215,910514,9
Cadres
Total646100,0897100,01.169100,0
Femmes17326,827430,537932,4
Hommes47373,262369,579067,6
Économistes
Total362100,0529100,0759100,0
Femmes4211,67013,213818,2
Hommes32088,445986,862181,8
Non-économistes
Total284100,0368100,0410100,0
Femmes13146,120455,424158,8
Hommes15353,916444,616941,2
Cadres supérieurs
Total185100,0235100,0299100,0
Femmes115,9135,5279,0
Hommes17494,122294,527291,0
Économistes
Total99100,0184100,0240100,0
Femmes44,094,9156,3
Hommes9596,017595,122593,8
Non-économistes
Total86100,051100,0299100,0
Femmes78,147,81220,3
Hommes7991,94792,24779,7

En 1996, le FMI a recruté au total 133 nouveaux fonctionnaires (67 économistes, 24 autres cadres et 42 agents auxiliaires). Ces chiffres sont à peu près du même ordre que ceux de l’année précédente, et légèrement supérieurs au nombre de départs (117) en 1996, alors que le taux de renouvellement des effectifs, à 5,3 %, est très proche de la moyenne à moyen terme. Le flux de nouvelles recrues s’est maintenant stabilisé aux niveaux observés immédiatement avant l’essor temporaire des recrutements de 1992-93, période qui a vu l’entrée en fonction de quelque 500 nouveaux fonctionnaires. On s’attend à ce que le flux des recrutements ralentisse légèrement au cours des deux ou trois prochaines années.

La grille des rémunérations du FMI est réexaminée tous les ans et ajustée, le cas échéant, sur la base d’une comparaison des salaires proposés dans certains établissements privés (financiers et industriels) et organismes publics aux États-Unis, en France et en Allemagne. L’objectif est de maintenir les salaires de l’institution à un niveau compétitif au plan international, qui permette de recruter dans tous les pays et de retenir les spécialistes de haut niveau nécessaires pour répondre aux besoins des États membres. La grille des rémunérations a été relevée de 3,5 % pour l’exercice 1996/97 (la hausse prévue pour l’exercice 1997/98 est de 4,3 %).

Projets de construction

À la fin des années 60, le FMI a adopté une stratégie à long terme visant à concentrer l’ensemble du personnel en un seul site au centre de Washington, et il a conçu un siège susceptible de faire l’objet d’agrandissements à mesure que l’institution aurait besoin davantage d’espace. La première phase de la construction du siège a été achevée au début des années 70, la seconde une dizaine d’années plus tard.

Des espaces de bureaux ont été loués à proximité du siège à la fin des années 80 et au début des années 90 pour faire face à la croissance du FMI durant cette période. Lorsqu’il est apparu manifeste qu’il serait nécessaire de disposer durablement davantage d’espace, la direction et le Conseil ont revu la stratégie et les crédits d’équipement du FMI en fonction des différentes options possibles. Une fois cette stratégie réaffirmée, des plans ont été élaborés pour mener à bien l’ultime étape de la construction du siège (phase III) et engager la phase IV, à savoir l’acquisition d’un bâtiment situé à proximité immédiate de celui-ci.

La phase III des travaux est en cours, et les nouveaux locaux devraient accueillir leurs premiers occupants en 1998. Le bâtiment récemment acheté dans le cadre de la phase IV sera disponible dès que son locataire actuel aura quitté les lieux et que les travaux de rénovation auront été réalisés. Lorsque ces deux projets seront terminés, l’ensemble des services du FMI seront regroupés dans deux bâtiments adjacents appartenant à l’institution, le coût d’occupation des locaux sera réduit, et les objectifs de la stratégie immobilière et budgétaire à long terme du FMI seront atteints.

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