International Monetary Fund Annual Report 1997
Chapter

Appendice III. Relations avec les autres organisations internationales

Author(s):
International Monetary Fund
Published Date:
October 1997
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Conscient qu’une approche concertée aidera grandement à relever les défis et à saisir les chances de la mondialisation, le FMI a encore resserré, en 1996/97, les liens étroits qui l’unissent à diverses institutions économiques internationales et régionales. L’exercice écoulé a été ainsi marqué par une série d’événements importants dans le domaine de la coopération: le FMI a signé un accord de coopération avec l’Organisation mondiale du commerce (OMC), et il a pris un certain nombre d’initiatives en vue d’intensifier la coopération avec l’Organisation internationale du travail (OIT) et de resserrer la collaboration avec la Banque mondiale, dans le cadre en particulier de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) et de questions telles que les bons usages bancaires, la solidité des banques et divers autres problèmes concernant le secteur financier. Au cours de l’exercice, le FMI s’est aussi appliqué à renforcer ses relations de travail avec les Nations Unies et leurs institutions spécialisées, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) la Commission européenne et la Banque des règlements internationaux (BRI). Le 1er janvier 1997, l’institution a ouvert à Tokyo un Bureau régional Asie et Pacifique, qui sera opérationnel à l’automne 1997 et qui aura pour mission de resserrer les liens avec les responsables économiques régionaux ainsi que de suivre l’évolution économique et financière de la région.

Évolution récente

Le 25 novembre 1996, le Conseil d’administration a approuvé le projet d’accord de coopération entre l’OMC et le FMI. Cet accord a été signé par les responsables des deux institutions le 9 décembre dernier à Singapour, à l’occasion de la première conférence ministérielle de l’OMC. La coopération qu’il met en place inclut l’échange d’informations et de bases de données, l’accès à certains documents et la participation conjointe des deux organisations aux réunions portant sur des questions d’intérêt commun. Parallèlement à cet accord, le Conseil des gouverneurs a adopté, le 8 janvier 1997, un projet d’amendement aux statuts du FMI qui donne à l’OMC le statut d’observateur lors de son Assemblée annuelle. L’accord entre le FMI et l’OMC pose aussi les bases d’une plus grande cohérence des politiques économiques au niveau mondial. Le fait que le FMI continue de participer, dans le cadre des procédures en vigueur, aux consultations du Comité de l’OMC chargé des restrictions appliquées à des fins de balance des paiements souligne l’importance qu’il accorde à un renforcement de la coopération entre les institutions.

En octobre 1995, le Comité intérimaire a appelé à un renforcement de la coopération entre l’OIT et le FMI. Il a souhaité que des contacts plus étroits s’instaurent entre l’OIT et le Bureau du FMI à Genève, et a encouragé les services du FMI — les représentants résidents, en particulier — à faire connaître à leurs collègues de l’OIT le point de vue du FMI sur les politiques et les objectifs économiques des pays membres, afin d’assurer que les conseils de l’OIT sur les questions sociales et l’emploi s’inscrivent dans un cadre macroéconomique viable. Dans le même temps, les services du FMI pourront s’informer de l’opinion de l’OIT sur les questions relatives au marché du travail et à la mise en place de dispositifs de protection sociale efficients. En 1996, la coopération générale entre le FMI et l’OIT au niveau national a été complétée, dans certains pays, par le lancement d’expériences pilotes de collaboration renforcée entre les deux institutions.

Les progrès rapides de la mondialisation sur divers fronts ont conduit le FMI à approfondir encore sa collaboration avec la Banque mondiale. Les deux institutions ont continué d’échanger régulièrement informations et documents, à participer à des missions conjointes et à assister aux conseils d’administration ainsi qu’à divers séminaires de l’une et de l’autre; les services du FMI ont aussi participé de façon suivie aux réunions sur la coordination de l’aide et aux conférences de donateurs organisées sous l’égide de la Banque mondiale. Durant l’exercice, le FMI et la Banque mondiale ont collaboré étroitement, par ailleurs, à l’élaboration et à l’application de l’Initiative en faveur des PPTE (voir le chapitre 7), à l’analyse des questions liées à la solidité des banques et aux bons usages bancaires, à la libéralisation des mouvements de capitaux, à la bonne gestion des affaires publiques (voir le chapitre 4, à la section consacrée à la surveillance du FMI), ainsi qu’à divers autres problèmes.

— L’une des idées-forces de l’Initiative PPTE est de coordonner l’assistance aux pays admis à en bénéficier en assurant une participation large et équitable des créanciers. Avant de prendre la décision d’engager ce mécanisme en faveur d’un pays, les services du FMI et de la Banque mondiale consultent ses autres créanciers pour connaître leur sentiment sur les mesures à prendre afin de ramener son endettement à des proportions viables. L’objectif de cette consultation approfondie des créanciers est d’assurer que le document et la décision finale des conseils d’administration de la Banque mondiale et du FMI reflètent la réponse probable de la communauté internationale. Immédiatement après la réunion des deux institutions consacrée à la prise de décision, le Directeur général du FMI et le Président de la Banque mondial adressent une lettre conjointe aux créanciers bilatéraux et multilatéraux du pays concerné pour les informer des décisions de principe prises par les deux institutions et obtenir d’eux l’assurance que des actions conformes à ces décisions seront engagées. Les engagements d’assistance sont confirmés sur cette base.

— S’agissant de la solidité des banques, il a été convenu que le FMI se concentrera sur les implications macroéconomiques de la stabilité et de la solidité des systèmes financiers et qu’il collaborera étroitement avec d’autres organismes et groupements internationaux, notamment la Banque mondiale et le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire. La Banque prendra, pour sa part, avec d’autres organisations multilatérales la direction des travaux consacrés aux aspects microéconomiques et opérationnels de la restructuration des systèmes bancaires.

— En avril 1997, le Conseil d’administration s’est penché sur le rôle du FMI en faveur de la libéralisation des mouvements de capitaux et du fonctionnement harmonieux des marchés financiers internationaux, ainsi que sur la modification éventuelle de ses Statuts dans ce sens. Il a souligné qu’il importe de coordonner l’action du FMI avec celle d’autres organisations internationales concernées par les questions financières, telles que l’OCDE, l’OMC et la Banque mondiale.

— De même, le Conseil a pris acte, en janvier 1997, du rôle grandissant joué par le FMI en faveur d’une bonne gestion des affaires publiques et a reconnu qu’une clarification s’impose afin de faciliter la collaboration avec d’autres organisations multilatérales, notamment la Banque mondiale et les donneurs d’aide et créanciers officiels bilatéraux.

— Enfin, le FMI et la Banque mondiale ont approfondi leur collaboration dans d’autres domaines en travaillant ensemble à la préparation de documents sur des questions telles que la stratégie de désendettement, les financements extérieurs et la politique de développement. Le dialogue formel que les deux institutions ont engagé sur la question des dépenses publiques en 1995 a amélioré la coordination entre la Banque mondiale et le FMI. En particulier, les discussions qui ont eu lieu en 1996/97 ont permis de mieux prendre en compte, dans l’élaboration des programmes appuyés par le FMI, le point de vue de la Banque mondiale sur les dépenses publiques prioritaires.

Bureaux extérieurs

La principale mission du nouveau Bureau régional Asie et Pacifique du FMI et de ses autres bureaux extérieurs est de maintenir le contact avec le siège de Washington et de favoriser la concertation avec diverses autres institutions internationales et régionales. Le Directeur du Bureau du FMI aux Nations Unies et représentant spécial du FMI auprès de l’ONU suit et analyse l’évolution des activités de cette organisation et de ses institutions spécialisées. Le Bureau européen, situé à Paris, assure la liaison avec les organisations régionales et internationales qui ont leur siège en Europe — la BRI, la Commission européenne et l’OCDE, en particulier — et rend compte de leurs activités; il apporte aussi son concours aux travaux du Groupe des Dix. Le Bureau de Genève a pour tâche de suivre et d’analyser, pour en rendre compte, les activités d’institutions telles que l’OMC, la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et plusieurs autres organisations dont le siège est à Genève. Il s’applique aussi à resserrer les liens avec l’OIT, dans le cadre notamment du dialogue qui s’est instauré sur l’emploi et l’ajustement structurel, la dimension sociale de l’ajustement et d’autres domaines intéressant directement le FMI.

La concertation avec les organisations régionales ou internationales se traduit, entre autres, par la présence de représentants des bureaux extérieurs du FMI aux réunions des autres institutions, par leur participation à divers séminaires et groupes d’experts et par des échanges d’informations ou de documents. Ces bureaux sont aussi chargés des liaisons opérationnelles avec la direction du FMI et les experts en poste au siège.

Coopération avec les banques régionales de développement

La promotion du développement régional dans une économie désormais mondialisée est un aspect essentiel de la concertation entre le FMI et les autres organisations. Convaincu de l’importance du rôle joué par les banques multilatérales de développement, le FMI continue de travailler en étroite collaboration avec les banques régionales de développement, et notamment avec la Banque africaine de développement (BAfD), la Banque asiatique de développement (BAsD), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la Banque interaméricaine de développement (BID). Cette coopération prend la forme de consultations, d’échanges d’informations, de visites des services du FMI et d’une participation de ces derniers à diverses réunions. En outre, les services du FMI assistent régulièrement à des séminaires, colloques ou forums parrainés par d’autres organisations régionales économiques et financières en Afrique, en Asie, dans le Pacifique, en Amérique latine, aux Caraïbes et au Moyen-Orient.

Institut multilatéral de Vienne

Le FMI a pris par ailleurs, cette année encore, une part importante aux activités et au travail de formation de l’Institut multilatéral de Vienne (voir le chapitre consacré à l’assistance technique et à la formation). L’Institut de Vienne — parrainé par la Banque mondiale, la BERD, la BRI, le FMI et l’OCDE — forme des fonctionnaires et d’autres responsables des pays engagés dans la transition de la planification centrale à l’économie de marché. Au cours de ses cinq années d’activité, il a assuré l’équivalent de 20.000 semaines de formation à quelque 6.000 stagiaires à Vienne, mais aussi dans ses centres de Prague, Kiev, Moscou et Tachkent.

Rôle de la direction du FMI

Le Directeur général a continué à jouer un rôle majeur dans le maintien de relations étroites avec les autres organisations internationales en participant à diverses conférences, réunions et séminaires organisés sous l’égide de l’ONU, de la BRI, de l’OMC et d’autres institutions. Le 28 septembre 1996, il s’est adressé à la BID dans le cadre de la conférence sur la solidité et la sécurité des systèmes financiers en Amérique latine et, en octobre 1996, il a assisté à la session du Comité administratif de coordination (CAC) de l’ONU à New York. Le 9 décembre, le Directeur général a prononcé une allocution devant la première réunion ministérielle de l’OMC à Singapour et, comme il a été dit plus haut, il a signé l’accord de coopération entre l’OMC et le FMI. En avril 1997, enfin, il a rencontré le Secrétaire général des Nations Unies et les dirigeants des institutions spécialisées de l’ONU à l’occasion de la session du CAC à Genève, où il s’est également entretenu avec les responsables de la CNUCED et de l’OMC.

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